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Ok! magazine (4 décembre 2002)

  This article is also available in English

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Article:

La jolie batteuse des Corrs, Caroline Corr, nous parle du succès du groupe, de la vie de femme mariée et de devenir mère.

Caroline Corr incarne le coeur tambourinant des Corrs, la batteuse timide derrière son kit, mais cette année a définitivement été son "annus mirabilis". ‘Ca a été un peu fou,’ admet-elle à OK ! magazine. En août elle s’est mariée au promoteur immobilier, Frank Woods, avec qui elle sortait depuis 5 ans, dans l’église San Joan Bastita éclairée à la bougie à Deya, Majorque, au cours d’une cérémonie à laquelle ont assisté toutes les vedettes de la pop celtique ; Bono et The Edge du groupe U2 et Sharleen Spiteri de Texas, sans oublier sa célèbre fratrie, Jim, Sharon et Andrea. En octobre elle a annoncé qu’elle attendait son premier enfant qui naîtra au printemps.
Les Corrs sont entrain d’enregistrer leur prochain album et font la promotion de leur premier DVD regroupant tous leurs clips vidéo, mais Caroline a tout de même trouvé le temps de parler ouvertement à OK ! de son mari, de sa passion pour la musique et de comment le groupe a vécu ses trois dernières années depuis la mort de leur mère adorée.


Comment avez-vous rencontré Frank, et qu’est-ce qui vous a attirée en lui ?
Nous nous sommes rencontrés il y a cinq ans dans un club [rires]. Très romantique ! J’ai aimé sa conversation ; c’était vraiment facile de discuter avec lui. Je ne me suis pas vraiment intéressée à lui à ce moment là. Je ne me suis pas dit, c’est l’homme de ma vie. J’étais assez distante bizarrement. Mais je me souviens que c’était très intéressant de discuter avec lui et je n’ai pas hésité à accepter une autre invitation à sortir avec lui. Ça je m’en souviens !

Comment décririez-vous Frank ?
Il est très généreux et c’est quelqu’un de gentil et d’attentionné. Il est très drôle. Vous rigolez bien avec lui. Mais je vais forcément dire tout ça parce que je suis mariée avec lui – je ne peux en dire que du bien !

Est-ce que ça le dérange d’être considéré comme Monsieur Caroline Corr ?
Il est lui-même très solide et indépendant, donc il ne l’a jamais vécu comme cela. Bien sûr je travaille beaucoup et ça n’a pas été facile durant toutes ces années, mais ça fonctionne tout simplement. Il me soutient beaucoup dans ce que je fais et je le soutiens aussi dans son travail.

Certains disent que Frank leur fait penser à votre père, Gerry…
Je ne pense pas du tout qu’il ressemble à mon père, vraiment. Je suppose qu’ils ont le même sens de l’humour et qu’ils se font rire l’un l’autre. Mais je ne pense pas qu’ils se ressemblent beaucoup, non.

Parlez-nous du jour de votre mariage…
C’était fantastique, extraordinaire. Il y a forcément beaucoup d’excitation avant l’événement et on pense toujours que l’on va plus apprécier la réception que l’église. Mais j’ai beaucoup aimé le passage à l’église et c’était vraiment un jour mémorable.

Pourquoi avez-vous choisi de vous marier à Majorque ?
Nous ne voulions pas faire un mariage typiquement irlandais, bien que j’adore être en Irlande. Je voulais quelque chose d’un peu différent. J’aime beaucoup cette partie de Majorque et Deya en particulier. C’est très beau. Et nous aimions beaucoup l’église. Nous avons passé beaucoup de temps dans ce coin, nous avons appris à le connaître et nous nous y sommes aussi faits quelques amis. Donc c’était le lieu idéal pour y organiser notre mariage.

Et votre lune de miel ?
C’était génial, nous sommes allés visiter pas mal d’endroits. L’Italie, la France, la Corse, la Sardaigne, c’était donc assez varié. Nous avons pris du bon temps mais nous avons beaucoup voyagé, avec le mariage qui s’est tenu à l’étranger également ; nous sommes restés pas mal de temps à l’étranger donc nous étions aussi impatients de rentrer à la maison.

Qu’est ce que cela vous fait de ne plus être célibataire ?
Je pense qu’être célibataire, c’est génial, il faut en profiter. Mais je suis arrivée à un moment de ma vie où je sentais que je voulais me marier et que c’était une bonne chose pour notre relation. Je ne ressens pas le mariage comme un soulagement, mais comme quelque chose de très agréable.

Qu’avez-vous ressenti quand vous avez découvert que vous étiez enceinte ?
J’ai ressenti une joie immense et de l’inquiétude à la fois, parce que ce n’était pas prévu, mais en même temps je savais que j’étais prête pour ça. Je me sentais bien, mais j’avais quand même un peu d’anxiété. Vous vous dites, mon dieu c’est incroyable !

Vouliez-vous fonder une famille ?
Oh oui, ça serait arrivé un jour ou l’autre. Il s’agissait seulement de savoir quand, je pensais attendre probablement un peu plus longtemps, mais on ne peut pas planifier ses choses là, et si on le fait, ça se passe rarement comme on le prévoyait.

Quelle a été la réaction de Frank ?
Il était très heureux, bien sûr il était un peu sous le choc mais très heureux, donc il a réagit comme moi.

Et quelle a été la première personne après Frank à qui vous l’avez annoncé?
Ma sœur, Andrea. J’ai attendu quelques jours et puis je lui ai annoncé. Elle était très heureuse pour moi, c’était merveilleux.

Est-ce qu’Andrea sera la marraine du bébé?
Je ne sais pas, je n’y ai pas encore pensé. Nous sommes tous très proches, je ne sais pas qui je vais choisir. Ça ne sera peut être même pas une de mes sœurs.

Comment se passent les préparatifs pour la naissance ?
Il y a beaucoup de choses à préparer, mais je suis assez détendue à ce sujet, je ne vais pas courir partout et acheter des choses trop tôt. Je ne vais pas perdre la tête – je vais attendre encore un peu avant de commencer à m’approvisionner. C’est encore trop tôt pour des cours d’accouchement, mais je fais du yoga et des choses comme ça.

Comment le bébé va-t-il modifier vos priorités ?
Je ne sais pas encore. J’ai toujours été très travailleuse et c’est bizarre de me dire que ma priorité ira vers le bébé. Mais je veux que ça marche aussi bien que possible – je veux être avec mon bébé mais aussi conserver un semblant de carrière. La seule façon de faire tout ça est de m’organiser quand le bébé sera là et de voir le travail que cela va représenter.

Plus que vous pouvez le penser certainement?
Ca va me prendre beaucoup de mon temps, mais ça ne veut pas dire que je ne pourrais pas faire des disques et les promouvoir. Je ne vais pas tout arrêter.

Allez-vous prendre une année sabbatique loin du groupe ?
Oh non, je vais juste rester quelques semaines avec le bébé pour voir comment ça va se passer. Nous sommes entrain de faire un disque ici à Dublin, donc c’est bien que ça m’arrive maintenant parce que nous ne serions pas allés en tournée de toute façon. Nous allons probablement essayer de sortir l’album tôt l’année prochaine, donc dès que cela sera prêt, je devrais être capable de le promouvoir et de travailler également.

Vous figurez sur les cartes de vœux pour la NSPCC (association pour la protection des enfants) qui illustrent le thème des 12 jours avant Noël, et à propos desquelles nous avons fait un article dans OK ! il y a quelques semaines. Comment vous êtes-vous trouvée impliquer dans ce projet ?
Elles sont toutes différentes et celle sur laquelle je figure illustre les 12 tambourinaires tambourinant. J’ai pensé que c’était une idée originale. Roger Taylor de Queen était là et j’ai toujours été une grande fan, donc c’était génial de travailler avec lui. Le photographe était le comte de Lichfield, et je n’avais jamais travaillé avec lui avant. J’ai pensé que c’était une bonne opportunité et c’est bien de faire quelque chose de caritatif pour Noël.

Parlez-moi de la compilation des clips des Corrs qui sort. Qu’est-ce que les fans vont trouver dessus ?
Nous n’avions jamais sorti tous nos clips auparavant et il était grand temps, nous avons pensé que ça serait une bonne idée. Et il y a aussi des clips supplémentaires de la session Unplugged que nous avons fait pour MTV, comme Radio et Everybody Hurts. Et il y a une vidéo que personne n’aura vu : c’est le clip de One Night que nous avons fait en espagnol avec un artiste qui s’appelle Alejandro Sanz. Je n’avais pas revu la plupart de nos vidéos depuis tellement longtemps que c’est agréable de les regarder à nouveau. Et il y a beaucoup de fans qui voudraient en faire de même.

Est-ce qu’il vous arrive de vous pincer pour réaliser que vous êtes payée à faire un travail que vous aimez ?
Oh oui. J’ai grandi dans la musique et il n’y a rien d’autre que j’aurais voulu faire, à part la musique. Mais il m’arrive de me pincer quand j’y pense. Je ne travaille pas de 9 heures à 17 heures comme la plupart des gens, rien de comparable et c’est merveilleux de pouvoir écrire de la musique et de la faire écouter au monde entier, et même d’être payé pour faire cela. Vous devez vous pincer pour réaliser que c’est une situation idyllique.

Pourquoi pensez-vous que les Corrs sont si populaires ?
Je ne sais pas ce qui plaît en nous. Nous avons travaillé très dur, en particulier les cinq premières années de notre carrière. Nous avons beaucoup tourné, beaucoup écrit et nous avons sorti nos albums aussi vite que possible. Certaines personnes détestent, d’autres adorent. Je pense que les fans aiment simplement notre musique. Il ne s’agit pas de diffuser des convictions extrêmement importantes, c’est seulement de la musique.

Est-ce que la musique a un effet thérapeutique pour vous ?
Jouer d’un instrument est déjà quelque chose de cathartique, et être impliqué dans la musique de n’importe quelle façon que ce soit est quelque chose de bénéfique. C’est une forme de libération et d’expression et si vous avez la chance d’en faire votre métier, c’est génial.

Pourquoi avez-vous choisi de jouer la batterie ?
Je pense qu’il devrait y avoir bien plus de batteuses. Il y en a très peu et je ne comprends pas pourquoi. C’est peut-être vu comme quelque chose de masculin. Ce n’est pas que ça demande beaucoup de force physique ; il faut seulement de la pratique, néanmoins ça exige d’être en bonne forme pour jouer en concert – j’ai vraiment dû garder la forme en tournée pour pouvoir continuer. J’ai commencé à courir pour la forme et pour mon dos ; beaucoup de batteurs ont des problèmes de dos et j’ai un siège spécial qui me soutient bien.

Alors comment vous sentez-vous quand vous êtes en concert ?
J’adore ça – la montée d’adrénaline qui vous avez quand vous jouez sur scène est assez incroyable. Ça vous manque quand vous ne faites pas de tournée pendant quelques temps ; la sensation que l’on éprouve quand on se retrouve face à tellement de gens qui sont là juste pour vous voir. C’est un sentiment incroyable.

De quoi êtes-vous la plus fière musicalement ?
Je regarde ce qui est dans les charts en ce moment et je regarde aussi d’autres artistes qui ont beaucoup de talent mais qui n’ont pas de succès, et je me dis, wow nous avons vraiment bien réussi. C’est un très grand risque et c’est tellement dur de réussir. Et l’accumulation des 25 millions de disques vendus vous fait réaliser que vous avez accompli quelque chose. Bien sûr nous aimerions avoir encore beaucoup de succès avec un autre album. Mais on ne peut pas y arriver éternellement – vous avez des moments extrêmement artistiques et des idées géniales, et parfois ce n’est pas le cas.

Etes-vous irritée par toute l’attention portée sur l’image du groupe par rapport à la musique ?
Quand il y a trois filles dans un groupe qui sont considérées comme ‘agréables à l’œil’, il n’y a rien que l’on puisse faire. C’est comme ça que nous avons été faites. Nous nous sommes lancées là-dedans pour la musique et quand les gens viennent à nos concerts, ils nous comprennent beaucoup mieux et ce que nous faisons en famille, donc ça ne me dérange pas du tout.

Ca doit être étouffant d’être constamment avec sa famille…
Nous nous y sommes habitués durant toutes ses années. Il y a eu un moment dans nos vies quand nous étions plus jeunes où nous nous disputions beaucoup plus. Je suis très têtue. Dans une dispute, je devrais m’excuser plus rapidement, mais j'y arrive à la fin. Nous rions de nous-mêmes constamment parce que nous nous connaissons si bien. Bien sûr, c’est difficile d’avoir de l’espace et du temps à soi, mais nous nous sommes tellement disputés auparavant, que nous avons abandonné tout cela maintenant, parce que nous en sommes fatigués. Nous apprécions vraiment la compagnie des autres.

Cela fait maintenant trois ans que votre mère est partie. Comme cela a-t-il affecté votre famille ?
Je pense que perdre le noyau de la famille, que je pense être la mère, est quelque chose d’absolument dévastateur, mais nous sommes reconnaissants d’avoir encore notre père. Ça change tout, la dynamique familiale, totalement tout. On devient une personne différente quand on perd quelqu’un comme ça. Donc ça a eu un impact énorme sur nous, parce que nous étions tous très proches de notre mère.

Le groupe a t-il discuté de l’éventualité de se retirer du monde de la musique?
Non, nous n’y avons jamais pensé. Nous étions en fait entrain d’enregistrer notre troisième album, In Blue, quand c’est arrivé. Maman adorait que nous soyons dans la musique et ce que nous faisions ; elle était très enthousiaste. Elle aurait détesté que nous abandonnions, que nous ne finissions pas l’album. Et il n’a jamais été question de ça. Je pense que quand vous faites votre deuil, la chose naturelle est de vous immerger dans le travail, et c’est précisément ce que nous avons fait. Nous savions que maman aurait voulu que nous continuions.

Traduction et Scans: GaëlleF

Le 12/06/2006 à 15:47 par GaëlleF

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