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Irish Connections (Noël 2000)

  This article is also available in English

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The Corrs – Valeurs familiales

Depuis le début, ce quartet dublinois savait qu’une famille qui joue ensemble reste ensemble. Les Corrs ont suivi cet adage jusqu’au succès.

Sur une scène musicale irlandaise où les polarités en passion et attitude varient sensiblement des incursions diplomatiques de Bono contre la dette des pays pauvres jusqu’aux singeries moins altruistes de groupes de playboys tels Westlife, les Corrs ont constamment combiné une intégrité musicale avec cette unique pop effervescente dont ils ont le secret. Rappelant ce qu’ont pu faire des artistes telles Paula Cole ou Sarah McLachlan, ou bien même d’autres de la génération pop précédente comme les Carpenters, les Corrs ont créé leur propre catalogue de chansons reconnaissables. Le mélange du classique, du celtique et du contemporain typique de ce quartet familial a captivé un public mondial depuis la sortie il y a cinq ans de leur premier album ‘Forgiven Not Forgotten’. A présent au début de l’an 2000, leur nouvel opus ‘In Blue’ – que les éminents vétérans de la musique Robert John ‘Mutt’ Lange et Mitchell Froom ont produit – a déjà atteint le 1ère place des classements dans 10 pays : l’Irlande, le Royaume-Uni, l’Australie, l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, la Norvège, la Suisse, la Suède, et Singapour grâce au succès de leur dernier single. * La plus jeune des sœurs, Andrea, est la chanteuse du groupe (elle joue aussi d’une modeste tin whistle) ; la sœur cadette Caroline joue de la batterie, du bodhran, du piano et chante ; l’aînée des sœurs, Sharon, se démarque en tant que violoniste et vocaliste. Leur seul frère plus âgé, Jim, se charge de la plus grande part des tâches instrumentales, passant des claviers à la guitare tout en ajoutant une touche masculine aux chœurs. *L’histoire de la signature de leur premier contrat a été quelque chose de folklorique également. Il se trouva que Jean Kennedy Smith assista à leur première représentation professionnelle au Whelan’s à Dublin, qui les invita alors à se produire durant un événement VIP à Boston. Pendant ce séjour, les frère et sœurs, très sûrs d’eux, réussirent grâce à leur charme à s’introduire jusque dans la salle d’attente de David Foster, le patron d’Atlantic Records. Ils lui jouèrent un concert improvisé que Foster récompensa en leur demandant quatre signatures au bas d’un contrat d’enregistrement. * Après cela, l’équipe familiale a sorti quatre albums, allant du plus proche de leurs racines irlandaises à ce dernier opus In Blue et son incursion réussie dans la pop internationale avec des chansons comme ‘Breathless’ – assez similaire de leur hit mondial précédent, ‘Only When I Sleep’. Bien sûr leurs racines n’ont jamais été plus présentes que sur l’album ‘Unplugged’ enregistré pour MTV. Ces cinq dernières années, le groupe s’est produit en tournée dans des concerts à guichets fermés dans tous les coins de la planète. En effet, si le monde d’aujourd’hui peut être considéré comme un grand village, alors ce quartet de Dundalk, Comté Louth, a figuré en haut de l’affiche du pub local de nombreux soirs. Depuis leur début quand ils jouaient dans des pubs et des clubs de leur pays natal jusqu’à ce qu’ils se positionnent solidement en Europe, les Corrs ont toujours des défis devant eux, comme établir leur présence de la même façon aux States. Alors, comme s’ils voulaient souligner cela, ils ont décidé de tournée ce clip vidéo ici à New York. Et c’est à cette occasion que l’interview a lieu. * Nous les rencontrons dans leur bus de tournée garé dans une avenue débouchant sur Times Square alors qu’ils font une pause durant le tournage du clip pour leur deuxième single, ‘Irresistible’ et parlent de leur business familial. Caroline entre la première à l’arrière du bus (la meilleure place pour les journalistes ?), puis Sharon nous rejoint. Caroline est la plus enjouée, alors que Sharon semble plus indépendante. Puis Jim arriva à la rescousse pour imposer le ton familial de la discussion sur tous les sujets. Mais c’est Andrea qui exprime le plus clairement la ligne de conduite des Corrs. * Nous aurions aimé pouvoir discuter de certains sujets comme leurs racines musicales irlandaises ; qui dans la musique irlandaise les a influencés, et en apprendre un peu plus sur leurs performances live ou sur les autres musiciens qu’ils préfèrent (ou avec lesquels ils aimeraient travailler). * Mais on peut espérer qu’un jour nous pourrions nous rencontrer à propos pour essayer de répondre à ces questions ; l’interview démarra sur les chapeaux de roue à cause de leur emploi du temps contraignant – le tournage de la vidéo prenait beaucoup de retard et ils étaient sans cesse sollicités. Nous avons néanmoins été chanceux d’obtenir un aperçu dans l’univers particulier des Corrs.


Y a-t-il une signification sur le fait que vous tourniez à Times Square à New York, comme le fait que le son de l’album soit plus grand public ?
Sharon: Il n’y a aucune signification particulière derrière cela. Tout ce que nous essayons de faire, c’est de bons albums en espérant que les gens les aimeront. Pour l’instant, c’est le cas pour reste du monde, et c’est tout. C’est un lieu fantastique – la place la plus célèbre du monde. C’est exceptionnel et ça rend vraiment bien à la caméra.

Avez-vous déjà pensé à déménager par ici ?
Sharon: Nous avons parfois pensé à peut-être prendre un appartement par ici, parce qu’il y a une atmosphère merveilleuse dans cette ville. C’est très excitant !

Vous travaillez plutôt en équipe, est-ce que cela devient parfois exaspérant, et vous arrive t-il de dire : ‘Je ne veux pas être un Corr cette semaine !’ ?
[b]Caroline:
Bien sûr. Vous passez beaucoup de temps à parler de vous-même, vous êtes complètement immergé dans la musique ; vous faites un disque et vous commencez à tourner, alors c’est Corrs par-ci, Corrs par-là. C’est tout ce dont vous pensez. C’est difficile parce que parfois vous avez vraiment envie de vous en échapper et de faire autre chose. Mais ça nous arrive, nous essayons d’avoir des pauses aussi souvent que possible.

Est-ce que cela renforce les rôles dans la famille, ou bien est-ce que vous prenez différents rôles ?
Jim: Dans le groupe, il est vrai que nous avons des rôles clairement définis, il était évident qu’Andrea allait être la chanteuse. Sharon était la seule qui jouait du violon ; nos rôles étaient plutôt définis dès le départ.

Et comment gérez-vous vos relations, au niveau des décisions que vous devez prendre ?
Jim: Après tout, nous sommes une famille, et la seule façon pour que cela marche est de faire les choses de manière démocratique. Nous avons un très bon manager, John Hughes, et entre nous cinq, nous prenons toutes les décisions.

Alors c’est lui l’arbitre entre vous ?
Caroline: C’est arrivé par le passé, mais je pense que nous sommes un peu plus mûrs à présent !

Est-ce que parfois vous souhaiteriez voyager pour votre plaisir, loin de l’attention du public ?
Jim: Nous pouvons toujours le faire bien entendu, quand nous ne sommes pas en représentation. Je pense que nous sommes chanceux de pouvoir redevenir anonymes quand nous le voulons. Bien sûr quand nous sommes tous les quatre ensemble, nous sommes plus facilement reconnus. Mais si nous sommes seuls, ça arrive beaucoup moins. Si nous voulons être reconnus, ça arrive, sinon, non.

L’harmonie de votre famille est très intéressante : est-ce que le fait de travailler ensemble dans un environnement familial affecte d’une façon ou d’une autre vos relations ?
[b]Sharon :
Entre nous, il nous a fallu de nombreuses années pour que ça marche. Même au niveau de la dynamique familiale parce que je ne pense pas qu’il y ait de règle absolue à ce propos. Si vous aimez vraiment ce que vous faites, vous essayez de faire en sorte que ça marche. Vous essayez de communiquer du mieux possible avec les autres, qu’ils soient de votre famille ou pas. Je pense que nous avons beaucoup mûri ces dix dernières années, alors qu’au début quand nous sommes allés aux Etats-Unis pour enregistrer notre premier album à Los Angeles, nous n’étions pas dans notre élément. Ce genre de sentiment peut causer de la frustration et des tensions. Ça nous est arrivé à certaines occasions. Le succès que nous avons eu ces dernières années nous a apporté un grand sentiment de satisfaction. Aucun de nous n’a jamais eu l’impression de faire quelque chose que nous ne voulions pas. En fait, nous aurions tous choisi cette carrière, avec ou sans le reste de la famille ; nous aurions tous été dans la musique sans aucun doute. Je sais que c’est bizarre et qu’il est difficile de comprendre comment fonctionne une famille ; en fait c’est comme pour toute relation, vous devez y travailler pour que ça marche.

Est-ce que faire partie d’une famille irlandaise améliore la cohésion de groupe ?
Jim: C’est difficile à dire, tout ce que nous pouvons dire, c’est que de notre point de vue, ça fonctionne. Nous avons tiré avantage de la situation, qui n’est pas des plus faciles : ça serait un enfer pour beaucoup de familles, mais nous avons appris à gérer cela. Nous y avons travaillé et nous nous améliorons chaque jour. Il ne faut pas nier le fait qu’il y aura des disputes de temps de temps. C’est inévitable – c’est normal dans les familles ; vous apprenez juste à mieux y faire face. Vous apprenez à ne pas appuyer là où ça fait mal.

Caroline: Nous nous connaissons très bien, et en famille, on ose se dire des choses que l’on ne dirait pas à des étrangers. Je pense que nous n’avons pas seulement appris à nous traiter en tant que membres de la même famille, mais aussi en tant que membres d’un groupe. Tout en travaillant ensemble professionnellement, nous avons nos propres opinions et idées. Nous comprenons bien que nous sommes des individus. Nous avons grandi en étant assez proches et c’est difficile de faire ressortir le côté ‘individuel’ parfois.

Est-ce que le groupe est parfois soumis à la hiérarchie du plus vieux ?
Jim: Nous essayons de faire en sorte que tout se déroule de la façon la plus démocratique possible, donc ce genre de situation n’arrive pas. Nous nous rendons tous bien compte que nous sommes des constituants individuels d’un groupe et que c’est le travail en équipe qui a créé le succès que nous avons eu. Nous respectons tous les rôles dans le groupe.
Sharon: C’est très difficile de comprendre comment marche une famille. Je pense que pour tout le monde, c’est très difficile de comprendre sa propre famille et pourquoi on ne s’entend pas forcément bien avec ses frères et sœurs. C’est très compliqué et complexe et il est impossible de mettre le doigt dessus avec une simple interview. Mais c’est différent parce que nous travaillons ensemble mais nous faisons quelque chose que nous aimons aussi individuellement et que nous aurions choisi de toute façon ; donc nous essayons de continuer. Je pense que si vous voyez votre famille uniquement à Noël, vous n’allez pas forcément faire beaucoup d’effort. Nous faisons beaucoup d’effort, pour faciliter notre carrière et pour ce que nous désirons réellement et instinctivement faire dans nos vies, c'est-à-dire de la musique. Donc c’est une dynamique compliquée, mais c’est une bonne chose que nous ayons réussi parce que je pense que c’est assez rare.

Comment se passe le processus d’écriture ?
Caroline: Nous essayons de nous y mettre seuls ou peut être à deux et puis nous allons en studio pour l’enregistrer. La décision dépend de la chanson elle-même et nous décidons ensemble, avec notre manager, quelles sont les meilleurs chansons que nous pouvons sélectionner. Nous avons écrit beaucoup de chansons qui n’ont pas été incluses dans les albums, mais c’est comme ça.
Sharon : C’est vraiment très simple. Généralement je compose seule, mais sur cet album, j’ai un peu écrit avec Jim. Caroline et Andrea écrivent souvent ensemble parce que ça marche bien entre elles et Andrea et Jim composent aussi ensemble. C’est selon le moment d’inspiration. Si vous êtes inspiré à un certain moment, vous travaillez dessus tout seul. Ce n’est vraiment rien de bien compliqué. Quant au choix des chansons, c’est assez évident, vous savez quand vous avez écrit une bonne ou une mauvaise chanson. Ça serait vraiment mesquin si l’un d’entre nous disait vouloir garder telle ou telle chanson parce que c’est lui qui l’a écrite. Elles sont soient bonnes ou pas.

Comment avez-vous choisi vos instruments respectifs?
Sharon: Il y avait un prêtre en ville qui enseignait le violon. C’était un très bon professeur de violon et il avait dans l’idée de prendre de très jeunes élèves, comme cela se fait au Japon avec la méthode Suzuki où l’on commence dès trois ans. Donc il a débuté avec Caroline, parce qu’elle avait trois ans de moins que moi, mais elle était plus intéressée par la taille de ses oreilles et d’autres choses comme ça ! Alors il a suggéré à papa et maman, pourquoi pas votre autre fille, c'est-à-dire moi. Donc j’ai commencé à apprendre et j’ai continué.
Caroline : Au début du groupe, je jouais d’abord du piano avec Sharon. A l’âge de 17 ou 18 ans, j’ai eu un petit copain qui jouait de la batterie. Il jouait avec son groupe un jour à l’arrière de sa maison et j’ai commencé à jouer et il m’a appris mes premiers rythmes, puis j’ai pris des leçons. Le reste de ma famille est venue me voir jouer un jour et c’est comme ça que je suis devenue la batteuse. C’était au tout début de notre carrière, nous ne nous étions pas encore produits sur scène, donc c’était le bon moment pour commencer. La première représentation publique que j’ai faite a été une émission de télé en direct, j’étais là-haut derrière mon kit et j’ai dû le faire. Puis nous sommes partis en tournée, pour jouer, et c’est vraiment comme ça que j’ai appris, en tournée.
Jim: Les instruments dont je joue relativement bien sont les claviers et la guitare. J’aime expérimenter avec d’autres instruments et le côté technologique de la production musicale également.
Andrea: Il semblait naturel que je devienne la chanteuse du groupe. J’adore chanter ; je peux jouer du piano mais j'ai détesté les leçons ! Simplement, j’ai toujours chanté et j’ai toujours voulu faire ça.

Est-ce que quand vous rentrez chez vous, on ne s’attend pas à ce que vous agissiez en rock star ?
Jim: Je pense que nous pouvons être nous-mêmes avec nos amis proches, parce qu’ils comprennent que nous ne sommes pas entrain de nous vanter. Quand on est connu, peu importe où l’on va, il y aura toujours une fraction, un petit pourcentage de gens qui malheureusement vont vous jalouser. Peu importe dans quel environnement vous grandissez, quand quelqu’un réussit, Mais heureusement nous avons été très chanceux en Irlande, et la plupart des gens que nous avons rencontrés ne nous ont témoigné que de la fierté, et c’est ce qu’ils nous témoignent. C’est très rare de rencontrer de la jalousie. Ce n’est pas à moi de le dire mais je ne pense pas que notre succès nous a fait perdre la tête ; nous essayons de garder les pieds bien fermement sur terre.

Avez-vous des projets créatifs en dehors de la musique que vous aimeriez poursuivre ?
Jim: Nous avons tous nos propres rêves, mais malheureusement nous n’avons pas le temps d’y travailler pour l’instant.
Andrea : Nous sommes très concentrés sur cet album pour le moment. Nous venons juste de le finir et nous voulons que le monde entier l’entende. C’est notre objectif pour l’instant. Ces rêves d’avenir, nous verrons bien, mais nous adorons cet album à présent.

Comment voyez-vous cet album par rapport aux précédents ?
Sharon: Il est assez diversifié. Je pense que c’est parce que nous avons eu différentes influences. Nous l’avons écrit à la maison, puis nous allions en studio donc ça s’est passé très naturellement. Nous n’avons pas ressenti de pression et nous nous sentions bien en le faisant. Je pense qu’il est très honnête – ils l’ont tous été – mais celui là, est encore plus vulnérable, et il est simplement plus mûr. Nous avons encore un peu grandi ; celui là franchit un pas de plus.

Je pense qu’il s’est passé beaucoup de temps entre cet album et le précédent ?
Andrea: Nous avons enregistré une session pour ‘MTV Unplugged’ entre celui-ci et notre dernier album studio. Nous avons été en tournée, car dès que vous sortez un album vous devez ensuite le jouer pendant deux ans. Donc en fait nous ne nous sommes pas reposés. Je pense que les gens pensent que cela fait longtemps, mais de notre côté, nous faisons des tournées et nous sortons un album dans différentes régions du monde, alors parfois, après l’Irlande, il se met à bien marcher cinq mois plus tard, disons à Taiwan par exemple. Pour nous, on ne le voit pas comme ça parce que nous sommes sans cesse sur la route, donc nous ne voyons pas le temps écoulé entre les albums.

Ressentez-vous une pression pour incarner le groupe glamour que les médias décrivent, comme quand vous ornez la couverture de ‘Marie Claire’ ?
Sharon : Je pense que c'est une fausse idée que l'on se fait de nous parce que ce genre de promotion fait partie de l'exposition médiatique initiale que nous devons faire par ici, et notre musique n’est pas encore beaucoup diffusée sur les ondes. Nous n’avons pas encore percé ici pour l’instant et la majorité du travail de promotion que nous avons fait vous montre une image de nous qui correspond à ce que vous voyez dans les magazines. On veut nous photographier, et ça fait partie du métier, mais la chose la plus importante pour nous est la musique.
Caroline : Néanmoins je pense que ça ne peut que nous aider. Nous essayons d’être glamour et nous l’avons toujours fait. Nous n’avons pas essayé de le faire en jeans et t-shirts. Ça fait partie d’un tout, de ce que nous savons faire. Nous avons toujours été naturellement comme cela, même enfants. Ce n’est pas quelque chose que nous avons décidé de faire. Je suis à l’aise avec les deux choses : nous concentrer sur la musique, et si nous devons jouer de notre glamour ici ou là, nous le ferons. Mais quand nous rentrons à la maison, nous enfilons de vieux vêtements et nous nous mettons devant la télé. Nous ne sommes plus glamour à ce moment là.
Sharon: L’important c’est tout ce que vous êtes prêts à donner pour votre musique. Généralement, si vous voulez avoir du succès dans le monde de la musique, vous devez tout donner… Je vais vous dire quelque chose sur le fait de jouer live ; c’est la chose qui vaut le plus la peine dans ce business parce que vous pouvez voir le public, vous y mélanger et vous identifiez à eux depuis la scène. Jouer, c'est ce que nous avons appris à faire en grandissant. C’est ce que nous faisons, nous sommes des musiciens et nous devrions jouer et écrire de la musique. C’est ce qui nous plaît le plus. Si vous êtes en Australie alors que vous aimeriez être avec votre être aimé, c’est très difficile, mais si vous voulez faire ce métier, vous devez vraiment essayer d’y travailler dur.

Avez-vous tendance à sortir avec des gens qui sont dans le monde du divertissement ?
Caroline : Aucun de mes vrais amis ne fait partie du monde du divertissement. Généralement, mes vrais amis sont ceux que j’ai au pays. Il arrive parfois de sortir avec des gens qui font partie du même business, vous avez tendance à en discuter ensemble, mais ce ne seraient en aucun cas mes amis. Vous pouvez sortir ensemble et vous amusez. Parfois ils peuvent devenir des amis proches, mais généralement ce sont seulement vos amis au pays.
Jim: Je suis d’accord avec Caroline. Vous avez tendance à trouver une affinité naturelle et une compréhension avec des personnes dans le même business que vous, mais c’est très important de garder vos vieux amis. Quand vous ne surferez plus sur les crêtes du succès sur cette montagne russe, ce sont les seules personnes sur lesquelles vous pourrez compter et qui seront vrais et sincères.

Je ne peux pas imaginer entendre dire un jour que les Corrs ont jeté un piano par la fenêtre.
Andrea: (rires) C’est juste que vous ne nous avez pas vu le faire!
Sharon: Et c’est un instrument trop précieux également.

Y a-t-il certaines chansons de l’album qui vous voudriez mettre en avant – qui sont plus importantes que d’autres ?
[b]Andrea:
Non. Pour moi, le plus important quand on fait de la musique et la raison pour laquelle c’est parfois difficile, c’est que vous devez être vulnérable et honnête, et c’est seulement comme cela que ça pourra toucher d’autres personnes. Vous n’exprimez pas de nouvelle solitude ni de nouveaux sentiments, et ce qui est le plus important et qui m’a toujours attiré, c’est que chaque aspect de la vie est romancé par la musique ; le plaisir, la douleur, la solitude, la tragédie sont romancés. Et elle est là pour que les gens sachent qu’ils ne sont pas seuls à avoir ces pensées-là. L’album en intégralité peut prétendre faire cela et c’est ce qui est primordial. J’aime l’album en entier, toutes les chansons.

S’agit-il de réalité ou d’imaginaire quand l’on écrit de la musique ?
Andrea: Je pense que c’est un peu des deux. Vous pouvez embellir la réalité, mais je pense à mon avis il doit y avoir quelque chose de vrai au cœur de cela. C’est un bon titre pour votre article, je crois que je suis entrain de l’écrire à votre place !

Traduction et Scans: GaëlleF

Le 02/06/2006 à 02:53 par GaëlleF

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