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Eres Magazine (16 octobre 1998)

Scans:





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Article:

Dans le monde de la musique pop, l’un des groupes qui aura marqué de son empreinte cette année aura été les Corrs qui, grâce au succès de leur 2e album intitulée « Talk On Corners », aura côtoyé des artistes de taille, comme les Rolling Stones et Mick Fleetwood. Avec une telle carte de visite et une telle image, nous ne pouvions laisser passer l’opportunité de bavarder avec Andrea, Caroline, Sharon et Jim.


Les débuts, les avantages et les inconvénients d’un groupe familial

Andrea : Nos parents étaient musiciens donc nous avons toujours été entourés par la musique. Mon père nous a appris à jouer du piano, et c’est ainsi que nous avons commencé ; ensuite, nous avons appris à jouer de tous types d’instruments et la musique est devenu le principal loisir dans notre maison. Jim a 10 ans de plus que moi – je suis la plus jeune – et il fut le premier à penser à monter des groupes musicaux ; il fut dans de nombreux groupes de rock en Irlande et ce fut précisément lui qui eut l’idée d’un groupe familial. En 1990, quand Alan Parker réalisa le film « The Commitments » en Irlande, Jim nous a réunis pour interpréter deux chansons et c’est à ce moment que nous sommes devenus The Corrs ; de là est venu le contrat avec la maison de disques et tout s’est enchaîné jusqu’à aujourd’hui.

Jim : Avec cet héritage musical venant de nos parents, nous avons toujours eu à l’esprit de faire de la musique en famille ; enfants nous le faisions à la maison donc ce fut quelque chose de très naturel.

Caroline : Quand nous avons décidé de monter le groupe, nous n’avions pas idée de comment évolueraient les choses, nous l’avons fait, simplement, et à cause de ces liens mêmes qui nous unissaient ce fut très difficile au début, nous avons beaucoup lutté, mais les choses se sont bien améliorées ensuite.

Sharon : C’est difficile d’être dans le même groupe que tes frère et sœurs, mais c’est le genre de choses avec lesquelles tu dois apprendre à composer ; beaucoup croient que travailler avec sa propre famille rend les choses plus faciles mais ce n’est pas vrai, nous avons dû apprendre à remanier certaines choses. Aujourd’hui, les choses se passent mieux et nous nous amusons beaucoup, mais ce n’est pas quelque chose que je recommanderais parce que cela fonctionne rarement.

L’art de faire des reprises

Jim : Les chansons avec lesquelles nous nous sommes fait connaître dans la bande originale de « The Commitments » étaient des reprises ; récemment, nous avons participé à l’hommage à Fleetwood Mac avec Dreams, et nous l’avons incluse, avec quelques changements, dans notre dernier disque, tout comme Little Wing de Jimi Hendrix, mais en réalité, nous avons fait plus de chansons originales que de reprises. Honnêtement, ça ne nous inquiète pas que l’on nous considère comme un groupe faisant des reprises, parce que nous les faisons quand nous le voulons, et généralement nous ne les faisons pas de la manière la plus simple qui soit.

Andrea : Je crois qu’il y a une différence énorme entre chanter des reprises et chanter des chansons originales, parce qu’en écrivant tes chansons, cela devient plus personnel ; mais en même temps, il y a quelque chose de merveilleux à chanter les chansons de quelqu’un d’autre, d’autant que ce sont généralement des chansons superbes, comme Dreams, et quand tu fais correctement la reprise, tu peux également la faire tienne, tu t’impliques beaucoup plus dans la chanson, comme si elle t’était personnelle.

Caroline : C’est réellement émouvant de mettre sa touche personnelle à la chanson d’un autre artiste, surtout si c’est un classique, car l’impression que tu donnes de la chanson est complètement différente, et c’est ce qui me plaît dans le fait de reprendre des chansons. Actuellement, si je pouvais en faire une, je choisirais une chanson des Beatles, n’importe laquelle, mais qu’elle soit d’eux.

Et par rapport aux grandes légendes de la musique ?

Caroline :Nous avons eu beaucoup de chance, Mick Fleetwood était dans le studio quand nous avons enregistré Dreams, et ça lui a beaucoup plu, et c’est pourquoi il nous a rejoint lors d’un de nos concerts pour la jouer avec nous. Il y a 2 semaines, nous avons fait la 1ère partie des Rolling Stones à Prague et ce fut quelque chose de merveilleux ; nous avions un peu peur mais le public s’est très bien comporté.

Sharon :Jouer avec d’autres groupes a été quelque chose d’excellent pour nous ; jouer avec Mick Fleetwood fut particulièrement spécial pour nous : c’est une super star et il n’a pas besoin de jouer avec de nouveaux groupes pour être reconnu, il a voulu jouer avec nous ; c’est une personne très enthousiaste qui a même joué d’instruments irlandais quand il était avec nous sur scène, et cela, il ne l’avait jamais fait en live ce qui fait que cet événement semble spécial pour lui également. Quant aux Rolling Stones, un de leurs agents nous a vus et leur a proposé que nous fassions la 1ère partie de l’un de leurs concerts, ce à quoi ils ont répondu oui et ils nous ont ensuite proposé de le faire à nouveau, parce que la réaction du public avait été très bonne, et cela leur a beaucoup plu, c’était très gratifiant.

Andrea : Pour jouer avec de grands groupes, tu dois juste rester toi-même, te présenter, et espérer que les gens soient ouvert à ton travail, rien de plus.

Jim :Je crois que nous avons attiré l’attention de quelques grands groupes parce que notre son est très frais, le mariage de tous les éléments musicaux que nous faisons a été un facteur important qui plaît à de nombreux artistes. Quand ils nous ont dit que nous allions faire la 1ère partie des Stones, nous étions un peu inquiets à cause de ce qui s’était passé à Meredith Brooks en Argentine (le public lui a lancé une bouteille pendant qu’elle jouait), mais pour nous, tout s’est bien passé à Prague, nous leur avons laissé la table prête.

« Talk On Corners », leur carte de visite

Sharon : Nous avions fait un disque avant celui-ci, mais on note une grande différence entre les deux, parce que nous n’avions pas joué en live avant d’enregistrer le 1er, et comme nous sortions de tournée, tous ces concerts ont changé notre son, nous n’avions pas une sécurité comme actuellement, et maintenant, « Talk On Corners » s’écoute avec plus de confiance, c’est ce que t’apporte le fait de jouer en live ; d’un autre côté, « Talk On Corners » donne une part plus importante au son de la guitare, précisément parce que c’est quelque chose que nous avons appris lors de notre 1ère tournée.

La façon de faire de la musique…

Jim :Nous n’avons pas de formule magique, cela dépend beaucoup du moment dans lequel nous sommes, nous composons de manières très diverses, parfois ensemble, parfois chacun de notre côté, et c’est quelque chose de grandiose que d’avoir cette flexibilité pour faire de la musique.

Musique de femmes VS musique d’hommes…

Caroline :Je crois que les femmes ont en tête des choses différentes que les hommes, et cela explique les différences entre leurs musiques, mais en réalité, il n’y a pas une grande différence, maintenant on donne l’impression d’un groupe de filles mais je ne crois pas que le sexe fasse une quelconque différence.

Jim :Mmmmm, en fait non ; il y a bien sûr des différences vocales mais la musique que font les femmes est aussi très variée, il y a des groupes de femmes dans le Heavy Metal de même qualité que ceux des hommes.

Et la musique que vous écoutez ?

Andrea : Nous écoutons tout ce qui passe à la radio, et peut-être que l’influence mélodique que nous avons vient de la musique qu’écoutaient nos parents quand nous étions enfants, comme Eagles, Simon and Garfunkel, et bien sûr la musique celtique ; aujourd’hui, nous écoutons d’autres groupes, comme Oasis, Radiohead, The Verve, The Lighthouse Family, de tout en fait.

Sharon :J’écoute à peu près la même chose, U2 me plaît beaucoup, bien que j’écoute aussi beaucoup de musique classique, parce que c’est complètement différent de ce que j’entends tous les jours, et il en ait de même avec la musique irlandaise.

Caroline :Personnellement, j’écoute actuellement Air, Morcheeba et The Verve.

Pourquoi un groupe comme The Corrs marche-t-il ?

Jim :Bien que nous fassions de la pop, notre musique a de nombreux éléments irlandais que n’ont aucun autre groupe, et cela a fait qu’il a été difficile de faire accepter notre concept, mais je crois que c’est ce qui plaît aux gens qui entendent ainsi quelque chose de différent.

Sharon : Je crois que nos chansons sont honnêtes et très mélodiques, elles ont un son très familier mais l’instrumentation peu commune lui donne justement une touche particulière ; de plus, nous avons travaillé très dur pour gagner en popularité et en public, je crois que ce fut la combinaison de tout cela et l’alchimie que nous avons sur scène.

Le meilleur moment de The Corrs

Andrea : Il y en a eu beaucoup, que je me rappelle maintenant : quand nous avons fait la connaissance du Pape et que nous avons joué au Vatican, ce fut merveilleux pour nous, surtout que nous venons d’un pays catholique. Jouer en 1ère partie des Rolling Stones fut impressionnant, mais je ne crois pas qu’il y ait un moment réellement au-dessus des autres, je crois plutôt qu’il y a eu une série de moments, parce que plus nous nous investissons dans le monde de la musique, plus nous profitons des choses, du contact avec le public, de voir les visages des gens lors des concerts, et de sentir leur énergie, je crois que c’est le mieux.

Jim : Le concert au Royal Albert Hall fut très particulier, à l’instar de jouer avec Mick Fleetwood, quand il était à la batterie avec Caroline.

En train de créer un nouveau genre ?

Sharon :Certains journalistes disent que nous sommes les créateurs de la pop celtique, et je crois que c’est vrai. Avant nous il y avait des groupes de pop ou des groupes de musique celtique, et nous fûmes les premiers à fusionner ces deux genres, je ne connais aucun autre groupe l’ayant fait auparavant.

Le prochain disque

Caroline : Nous avons quelques idées mais nous ne les avons pas encore pleinement développées ; c’est difficile de dire ce que nous allons faire dans le prochain disque, n’importe quoi peut arriver mais nous allons essayer de le faire le plus actuel possible ; c’est un fait établi que nous allons changer mais nous continuerons à utiliser une partie de la musique ethnique irlandaise.

Traduction: Tonio; Scans: GaëlleF

Le 22/05/2006 à 00:46 par GaëlleF

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