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Borrowed Heaven Documentary (Comcast Version)

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Jim: c’est toujours un défi d’essayer de créer quelque chose de meilleur que l'album précédent. Nous avons la forte conviction que nous avons réussi cela si l’on en croit les réactions de tous ceux qui ont entendu notre nouvel album, elles sont assez similaires et très très positives.
Sharon : je suppose qu’il est difficile de décrire tout un album mais je pense qu'on peut dire de lui qu’il est comme un voyage, comme un aperçu de nos vies durant les quatre dernières années. Chaque chanson a une petite histoire à raconter, pour celui qui l'a écrite, c’est presque comme une petite biographie.
Andrea: c’est un voyage du début à la fin, quand vous l’écoutez jusqu'à la fin, il y a comme un rythme, c’est optimiste et c’est à la fois triste, ça reflète assez bien la vie réelle.
Caroline: je pense qu’il faut beaucoup de confiance en soi pour écrire ce que vous ressentez vraiment ; il faut avoir pas mal de confiance pour mettre cela par écrit mais aussi accepter d'être vulnérable pour le montrer au monde entier et offrir aux gens de l’écouter.
Andrea: nous savions que nous devions écrire un album, mais finalement nous avons pris notre temps pour le faire, donc ça s’est passé comme ça: dès que nous écrivions une chanson, nous étions assez enthousiastes et nous téléphonions à John (Hughes) pour lui dire « allez Johnny il faut réserver le studio » vous savez, pour que notre manager réserve le studio et nous y retrouvions tous. C'est un peu comme une évidence qui s'impose naturellement, vous réalisez instantanément que ça va fonctionner, l'un d'entre nous apporte une chanson en studio, et vous le savez tout de suite, vous savez si ça va marcher. Je ne pense pas que l’on ait jamais eu un album au rythme si soutenu, ça fait WOW et puis PFF PFF PFF, comme un BAM BAM BAM, il vous laisse reprendre votre souffle quand vous le voulez et puis ça redémarre.
Jim:c’était un défi encore plus difficile cette année car une de mes sœurs, Caroline a eu un petit bébé, Jake et elle a dû prendre du temps pour elle loin de cela, donc elle n’était pas toujours disponible pour l’écriture des chansons et pour les parties qu'elle devait enregistrer, mais nous avons travaillé par rapport à son emploi du temps. En fait nous allions en studio à Dublin, sur une période de temps définie de deux à quatre semaines pour enregistrer et travailler autant que possible, tout en prenant notre temps pour le faire, nous n’avons pas fait cela à la hâte, ça n’aurait pas eu beaucoup de sens de faire cela à la va-vite. Nous devions prendre notre temps sur les chansons, vivre avec elles parce qu'inévitablement, elles allaient subir des changements, en particulier quand le producteur leur ajoute sa propre influence.
Andrea:nous avions discuté avec Mutt Lange parce que bien sûr nous avons travaillé ensemble, nous sommes toujours amis, nous nous appelons au téléphone et c’est lui qui nous a recommandé Olle Romo. Nous ne voulions pas nous adresser à quelqu’un à la mode, nous voulions quelqu’un qui comprenne les Corrs, qui nous comprenne vraiment et Olle a aimé notre musique, ça l'a passionné et lui a donné la soif d'en entendre plus, une grande envie, et il nous a compris complètement si cela est possible dans ce métier, donc il était parfait.
Sharon : comme tous les producteurs, il nous a apporté une certaine dynamique parce qu’un groupe a toujours tendance à se perdre dans des détails, et à ne plus percevoir les chansons comme il faudrait, il nous a apporté une certaine objectivité et une dynamique et je pense qu’il les a rendues plus percutantes, il a inclus beaucoup de guitares qui rendent l’album plus mordant et un petit peu plus rock qu’avant.
Caroline: Olle venait de Los Angeles et il avait un studio là-bas donc il voulait faire des choses là-bas ce qui est absolument logique, donc certains d'entre nous y sont allés, pas moi parce que j’étais enceinte à cette époque, donc je suis restée à Dublin pour faire tout ce que je devais faire pour l’album, alors il a fait des allers-retours, c’était formidable de sa part d’être aussi accommodant avec nous parce qu'à ce moment-là dans nos vies, nous étions très occupés sur le plan personnel, nous avions besoin de ça.
(Long Night acoustique en studio)
Sharon : c’est amusant avec Long Night, la mélodie et les paroles sont venues très très vite, ça m’est juste tombé dessus, c’était incroyable. Ça parle vraiment d'une rupture avec quelqu’un, vous savez, de prétendre, d'essayer de se montrer fort, ce n’est pas important maintenant tu es parti, tu n’étais pas vraiment souvent là pour en parler, c’est comme essayer d’être désinvolte. Ca s'inspire de séparations que j'ai vécu et j'ai remarqué que ça exprimait bien ce que je ressentirais si je devais me séparer de mon mari, ça ne se passerait pas bien, pour dire le moins.
Caroline: en fait nos albums ont toujours été composés d'un peu de tout, si vous regardez en arrière, il y a toujours eu l’élément de musique traditionnelle qui parfois déroute les gens, ils se demandent, sont-ils pop, sont-ils rock, sont-ils traditionnels, que sont-ils ? Et je pense que sur cet album, il y a encore cela, vous voyez, nous aimons tous ces éléments donc nous les incorporons dans l’album, il nous semble naturel de le faire.
Jim:l’album a un son très très éclectique mais c’était fantastique d’avoir la chance de collaborer avec Ladysmith Black Mambazo en particulier. Nous avions été invités par Nelson Mandela pour jouer au concert 46664 qui était au bénéfice de la lutte contre le Sida, pour faire prendre conscience que c’est une maladie dévastatrice. Ladysmith Black Mambazo jouaient aussi à ce concert et nous leur avons demandé s'ils voulaient travailler avec nous et ils ont accepté donc nous avons trouvé un studio en Afrique du Sud et tous les membres du groupe sont arrivés dans un grand van et nous avons enregistré la chanson qui est très réussie.
Andrea:ça parle du caractère éphémère de la vie et de notre connexion avec la terre, avec tout ce qui est physique, et la beauté de ce qui est physique, nos corps, ce sont la manifestation du miracle d’être en vie, et ils sont d’autant plus beaux que tout cela ne durera qu'un temps. C’est vraiment une chanson spirituelle, alors c’était magnifique d’avoir ces voix dessus, Joseph de Ladysmith Black Mambazo la voyait comme une prière, vous devez vous mettre à genoux et prier, c’était une très belle interprétation. Après tant d'années d’écriture, rien ne devient facile pour autant parce que vous mettez sans cesse la barre plus haut, vous n’êtes pas facilement satisfait et je pense qu’après quatre albums, c’est comme ça pour tout le monde, chaque fois que nous écrivons une chanson, nous le faisons vraiment sérieusement. Je pense que le temps et la distance que nous avons pris loin de cela, et le fait de ne plus être entièrement immergés là-dedans, nous ont permis de mieux apprécier et de nous dire, mon dieu, comme j’ai de la chance que notre musique puisse être entendue, car il y a tellement d’artistes formidables dans le monde qui n’ont pas l’occasion d’être entendus ou des peintures qui ne sont jamais montrées, des poèmes, des choses comme ça. En prenant de la distance, nous avons tous été persuadés que mon dieu nous avons de la chance.
Sharon: ok les petits
(tournage de la vidéo)
Caroline: nous sommes en studio pour tourner la vidéo de Summer Sunshine et elle est réalisée par Kevin Godley.
Kevin Godley: et action !
Jim : en fait ça parle d’un couple qui vit dans cette maison, qui s’y cache et nous essayons de démolir la maison, d’ouvrir les fenêtres, de permettre à la lumière d’entrer. Ils ont très peur au début mais à la fin ils se retrouvent entourés de lumière et tout va bien.
Caroline: Pour l’instant Sharon a dû ouvrir des volets de manière agressive, Jim a fait un peu la même chose, en fait il a même dû casser des fenêtres à coups de pied, quelque chose comme ça, et il a retiré des planches des murs, je dois enlever les rideaux pendant que d’autres choses se passent autour de nous, nous laissons la lumière entrer petit à petit.
Andrea: Je pense que quand vous écrivez une chanson, vous voulez lui donner une expression visuelle, c’est très important parce que comme vous l'avez dit, quand les gens écoutent Summer Sunshine, ça n’a pas d’importance la façon dont ils l’interprètent, qu’ils la trouvent joyeuse ou triste, mais c’est une manière de montrer sa profondeur, si vous pouvez l’exprimer visuellement. Donc je trouve que c’est très important. Pour moi, quand j’ai écrit cette chanson, c’était une chanson triste, c’est beau car c’est le souvenir d’un amour et d’un moment merveilleux qui ne pouvaient pas durer pour une raison quelconque, donc c’est vraiment une chanson douce amère qui exprime quelque chose comme si elle disait: je veux revivre cela, et ça ne regarde personne d'autre que nous deux.
Kevin Godley: et coupé, pas mal. Lancez le playback.
Andrea: Je regardais Caroline pendant le tournage de la vidéo et mon dieu elle avait l’air si heureuse, vous savez, comment peut-elle être si heureuse en travaillant ? Et tout à coup, je me suis aperçue que voilà une mère qui s’en prend à cette maison et qui apprécie vraiment ce qu’elle fait, elle ressemble à maman quand elle nous faisait remarquer que nous étions chanceux de faire tout ça; quand nous nous plainions elle disait, mais que ferais-tu d’autre, c’est ton métier ! Et j’ai réalisé que Caroline avait la perspective de quelqu’un qui pense, j’aime mon bébé et tout ça, et j’aime ça, c’est drôle !
(Angel acoustique en studio)
Caroline: la mort de maman a eu un impact, si vous écoutez In Blue c’était encore très brut, et je pense que maintenant le fait d'avoir eu beaucoup plus de temps pour y réfléchir s’entend sur cet album.
Sharon: Ce qui est certain c’est que je me reconnais dans Goodbye, les paroles parlent vraiment de maman, d’essayer de surmonter sa perte, de la frustration et du manque d’acceptation, parce que je n’arrive pas à accepter ce qu'est la mort, je ne le comprends pas, personne ne me l’a expliqué, et pour moi l’idée de dire au revoir c’est presque, je n’aurais jamais le temps de dire au revoir.
(Goodbye acoustique)
Andrea:La musique est en elle-même une libération ; elle a quelque chose de cathartique, c’est certain. Donc d'une certaine façon, quand je chante Goodbye, j'ai l’impression de la laisser s'en aller.
Caroline: Je pense que dès que vous avez un enfant vous-même, vous pensez à toutes ses choses que votre mère a faites pour vous, c'est là que vous vous en rendez comple; je me suis dit, WOW elle a fait tout ça pendant si longtemps et elle a tant donné, c’est une chose à laquelle je pense tous les jours maintenant vous voyez, je suis impressionnée quand je réalise tout ce qu'elle a fait, parce que maintenant je sais tout ce que je dois faire à mon tour, les sacrifices, enfin ce ne sont pas des sacrifices mais seulement ce que vous devez faire par amour.
(Goodnight acoustique)
Je savais qu’à un moment, l’un d’entre nous allait avoir un enfant, c’était inévitable. Je ne savais pas trop quand cela allait arriver et nous sommes vraiment tous très heureux mais ensuite vous vous mettez à penser à votre carrière. A ce moment là, c’était parfait parce que nous étions en train de faire l’album, donc j'ai pu rester dans un seul endroit et passer beaucoup de temps avec mon fils pendant la première année mais maintenant notre carrière redémarre, je pense que vous devez vous organiser pour tout inclure, si vous voulez travailler autant que nous le faisons, vous devez décider de faire de votre mieux sur les deux tableaux, sans pour autant bien sûr sacrifier son bonheur quoi qu'il arrive.
(Hideaway acoustique en studio)
Andrea: Ces dernières années je pense que nous avons passé beaucoup de temps séparés, chacun de notre côté car durant les premières années de notre carrière, nous n'avions pas d'autre vie que celle que nous avions avec le groupe. C’est bien plus rafraîchissant maintenant quand nous nous retrouvons, parce que en étant constamment ensemble, il se peut que vous perdiez votre respect pour les membres en tant qu'individus, on se retrouve à dire, écoute tu étais comme ça à six ans et tu es toujours pareil, vous savez ça devient comme ça.
Jim:En ce qui concerne le fait de vivre et travailler sur la route, nous avons suffisamment de temps libre entre les tournées, les tournées promotionnelles et les concerts, alors nous ne sommes pas trop lassés d'être ensemble et comme je l’ai dit auparavant, nous sommes très chanceux de nous entendre aussi bien, ce n'a pas toujours été le cas mais nous nous entendons extrêmement bien. Désolé, pas de rumeurs croustillantes !
Andrea: Les autres groupes sont différents parce qu’ils se mettent ensemble et ils représentent un groupe d’individus et puis ils deviennent comme une famille ; nous étions d'abord une famille puis nous avons dû apprendre à être un groupe et à se respecter en tant qu’individus, vous savez à sortir des jugements qui existent dans toutes les familles.
(Hideaway acoustique en studio)



Andrea: Comme vous pouvez le voir, je suis la plus talentueuse de la famille !!
Jim:C’est notre travail, nous sommes de nouveau au travail depuis environ deux semaines maintenant, nous faisons beaucoup de préparation promotionnelle avec les vidéos, les dossiers de presse électroniques et les séances photos, c’est super d’être de retour, parce que nous avons été éloignés de tout ça depuis tellement longtemps mais dans six mois quand nous aurons fait cela tous les jours, ça deviendra un peu monotone mais nous devons nous pincer parfois pour nous rappeler que nous sommes très chanceux de faire ça, c’est un métier fantastique.
(séance photo)
Andrea: Nous sommes dans une ancienne boulangerie à Brixton qui est désormais l’appartement d’une très gentille dame où nous faisons une séance photo.
Jim: Les photos qui seront prises serviront pour la couverture de l’album et pour des photos publicitaires dont nous avons besoin.
Andrea: Nous voulons que les photos reflètent ce que nous sommes et qui nous sommes en tant qu’individus également ; je porte des vêtements dans lesquels je me sens à l'aise et que je porterais. C’est pour cette raison que nous travaillons avec des personnes en qui nous avons confiance et qui nous connaissent.
Sharon:Nous avons beaucoup de gens autour de nous avec qui nous nous sentons bien pour travailler, il y a Jane Woolfenden notre styliste, elle est fantastique et elle nous connaît bien chacun d'entre nous.
Andrea: Le photographe s’appelle Kevin Westenberg, c’est un fabuleux photographe avec qui nous avons travaillé en de nombreuses occasions.
Sharon: C’est une atmosphère détendue et agréable, on s’amuse beaucoup.
Jim: Nous avons un certain look et à l’occasion, pour être honnête nous avons suggéré quelques idées, nous faisons des expériences, nous sommes très ouverts pour expérimenter. Nous avons aussi commis quelques erreurs, sans aucun doute. Cette séance est beaucoup plus naturelle, beaucoup plus rock and roll, c’est ce que nous sommes, ce que sont les Corrs, alors nous n’essayons pas de changer ce que nous sommes.



Andrea: Nous venons de faire des photos pendant que nous jouions, nous répétions et nous avons installé le décor comme un studio de répétition.
Caroline: On ne se rend pas compte de la présence de la caméra, c’est ce que est fantastique avec Kevin, il ne veut pas que nous nous rendions compte de sa présence, il ne veut pas que cela vienne se mettre en travers, donc nous faisons juste ce que nous ferions normalement dans un studio de répétition, nous discutons, nous nous arrêtons, nous faisons des poses, et il prend des photos.
Sharon: Nous nous trouvons à Wapping dans un bateau sur la Tamise et nous faisons encore des photos. Nous allons aller dehors plus tard et monter à l’étage sur le pont du bateau. Ça représente un groupe, l'important c'est la musique plutôt qu’une séance de photos de mode ou quelque chose comme ça, parce que ce ne serait pas nous.
C’est super, mais c’est fait pour des jambes anorexiques ou quoi !
Nous voulons juste une couverture sur laquelle nos quatre visages apparaîtrons, c’est ce que l’on veut.
Andrea: Bien sûr, il y a beaucoup de choses qui doivent être posées, mais ça garde un aspect rock and roll et naturel et vrai également, plutôt que quelque chose qui soit simplement esthétiquement beau, mais on aimerait avoir les deux bien sûr. Il y a des moments où c’est étrange d’avoir tout ça braqué sur votre visage et que quelqu’un vous touche pendant que vous discutez, mais je pense qu’il est essentiel de travailler avec des gens que vous appréciez et avec qui vous vous sentez à l’aise.
Kevin Westenberg : ok merci.
Andrea: Le plus important c'est d'avoir foi en l'album, c'est l'essentiel. Je suis très fière de notre album et je pense que je me rends mieux compte en vieillissant de ce que nous accomplissons, quel accomplissement formidable nous avons eu. Si vous êtes immergés là-dedans, vous ne pouvez pas le voir, mais l’autre jour, j’ai acheté une radio pour ma maison et je peux en fait entendre notre single, ça semble normal mais je n’avais jamais fait ça, je n’avais jamais eu la joie de me dire, c’est notre chanson!!
Sharon: C’est étrange de s’entendre à la radio, c’est toujours surréaliste, je me dis que c’est ce groupe, les Corrs, parce qu’à ce moment là vous pouvez être en chemin pour Sainsbury’s pour acheter du lait, du pain et tout ça, et même si c'est en chemin pour nous rendre à la salle de concert, c’est étrange, on dirait que (c’est quelqu’un d’autre).
(Silver Strand Acoustique)
Andrea:Je suis probablement encore plus ambitieuse que jamais pour cet album, je veux vraiment que l’on nous entende, je pense que ce que l’on a fait en vaut la peine, je pense que c’est de la bonne musique, de bonnes chansons, et plus il y aura de monde à les entendre, mieux c’est.
Caroline: Je prends les choses une semaine à la fois, parce que si je regardais ce qu'il m'attends, je perdrais sûrement la tête; si vous regardez l’emploi du temps pour les trois prochains mois, vous vous dites, mon Dieu comment vais-je réussir à faire tout ça ? Mais je pense qu'il faut juste prendre les choses semaine après semaine, mais je veux vraiment le faire, car j’ai foi en cet album et j’ai de grands espoirs pour cet album, je veux juste travailler, vous savez j’aime être une mère mais j’aime aussi travailler donc vous pouvez faire les deux si vous voulez.
Jim: Nous aimons la musique, nous aimons écrire, nous allons essayer de continuer aussi longtemps que nous aimerons faire cela, et aussi longtemps que les gens veulent nous entendre.
(Silver Strand Acoustique)
Sharon:Jouer sur scène est pour moi la chose la plus stimulante que je connaisse, vraiment, car vous vous impliquez tellement dans les chansons, et j’adore ça, vous savez j’étais juste assise là à penser, comme je suis chanceuse de faire cela comme travail, comme je suis chanceuse d'avoir la possibilité de le faire. C’est juste spectaculaire de se retrouver avec des musiciens fantastiques qui jouent autour de moi et de ressentir cette agréable harmonie avec les autres, c’est fantastique, j’adore ça.
(Summer Sunshine Clip Vidéo)
Andrea:Summer Sunshine, je l’ai écrite au piano dans ma maison à Dublin et laissez-moi réfléchir, il y a eu différentes inspirations pour cette chanson, c’est assez intéressant ; j’étais à New York avec mon petit ami et nous nous promenions quand j’ai remarqué cet endroit qui s’appelait « The Bitter End » (la fin amère), et avant d’aller à New York, j’avais déjà cette chanson dans ma tête et j’avais quasiment tout le refrain, mais quand j’ai vu « The Bitter End », j’ai pensé « Sweet beginnings » (de doux débuts), et ça a amené la suite, dès que vous trouvez quelques mots, ensuite tout en découle ; apparemment c’était l’endroit où Bob Dylan s’était produit à New York pour la première fois mais je n'avais pas réalisé, donc c’est une histoire intéressante, mais oui en fait c’est doux-amer et même complètement amer, ça parle d’une histoire d’amour qui est condamnée et dont chaque instant est donc si précieux, ça parle de cela.
(Summer Sunshine Acoustique)
Angel, c’est Jim et moi qui l’avons écrite, Jim a trouvé ces accords en jouant de la guitare dans le studio ce jour là et j’ai commencé à fredonner en même temps, nous écrivons souvent de cette façon, j’ai trouvé la mélodie puis je me suis mise à chanter des paroles différentes que j’avais écrites, c’était une histoire d’amour, mais ce n’était pas réel, ça ne voulait rien dire pour moi donc ça n’allait pas marcher, ça n’a pas marché, la chanson elle-même était meilleure que les paroles que j’avais écrites, alors je me suis demandée, qu'est ce qu'y est important pour toi ? et bien sûr j’ai pensé au décès de notre mère, c’est la chose qui a le plus bouleversé ma vie, d’une façon que je n’avais jamais connu avant et que je ne connaîtrais sans doute plus, Dieu m’en préserve.
Sharon:J’aime le son du mot Hideaway, j’adore ce mot mais la chanson m’a été surtout inspirée par une amie, qui je pense avait besoin de sortir de sa coquille, je pense qu’elle était très enveloppée par une personne dont elle n’avait pas besoin et qui s’occupait d’elle alors qu’elle n’avait pas besoin de ça non plus, comme prise au piège dans ses bras, en sécurité sans danger; il n’y avait pas de danger de toute façon, mais elle était toujours prise au piège dans ses bras, donc c'est vraiment ce que je pense à propos des femmes en général, vous pouvez devenir tout ce que vous désirez être, vous devez saisir votre chance et croire en votre potentiel.
Andrea:Un journaliste m’a dit que Humdrum était la réponse dans cet album à I Never Loved You Anyway, donc il semble toujours y avoir une chanson qui dit M**** (F-You) dans les albums, vous voyez ce que je veux dire ; ce n’était pas mon intention, j’ai commencé Humdrum comme une chanson qui décrit la nature de nos vies et de la mienne, qui est tellement active et sans cesse en mouvement alors je n’ai pas le temps pour la vie domestique et la monotonie. Ce que je voulais dire c’est, est-ce que j’arrive à un moment dans ma relation où je le considère comme acquis? je ne le remarquerais même pas si il entrait ou sortait de la pièce. Donc c’était comme si je voulais que la sensation enivrante des débuts disparaisse de notre amour, c’est ce que je voulais exprimer, mais aussi vous savez, c’est comme la parodie d'une situation soi-disant parfaite, quand je pense à Humdrum, je pense à des gens qui sont très amoureux, qui se marient, et puis comment est-ce que cela a pu en arriver là ? Comment est-ce que ça a pu arriver au point où c’est un problème qu’il n’y ait plus de lait pour le thé, où vous avez envie de pleurer en permanence, mais les pleurs du bébé couvrent les vôtres, donc c’est probablement une satire du mariage, même si je n’ai rien contre, mais ça demande réflexion.
(Humdrum Acoustique)
Sharon:Silver Strand est bizarrement un morceau que Caroline et moi avions écrit à Malibu pendant l'enregistrement de notre premier album et à ce moment là nous écoutions un album de Penguin Café Orchestra que notre manager avait apporté, ça nous a plus ou moins inspirées, en tout cas influencées. Caroline jouait du piano et j’ai trouvé cet air et nous avons continué tous les jours pendant que les autres enregistraient d'autres choses en studio, mais nous ne l’avons pas enregistré et nous l’avions complètement oublié. Puis quand nous nous sommes réunis pour cet album et que nous cherchions un morceau instrumental car ça représente tellement qui nous sommes et ce que nous faisons, nous voulions écrire un morceau et je me suis souvenue de celui là et j’ai dit, écoutez ce morceau était vraiment bon, est-ce que vous vous en souvenez ? Et ils ont dit oui, alors nous avons commencé à l'arranger, nous l’avons beaucoup aimé et nous avons décidé de le mettre sur l’album. J’ai trouvé le titre Silver Strand car c'est le nom d'une plage dont ma mère me parlait souvent et qu’elle adorait. Ca correspondait bien à la chanson et l’optimisme de la musique me rappelait ma mère.
(Silver Strand Acoustique)
J’ai écrit Goodbye à Belfast au piano, et c’est vraiment absolument ce que je ressentais à ce moment là, cela faisait quatre ans que maman était partie et pourtant il n’y avait toujours pas de réponses, ni de conclusion, personne n'est venu nous dire « désolé, c’était seulement une blague ! », vous savez c’est cette finalité dans la mort qui est la plus frustrante, le fait que vous ne pouvez pas retourner en arrière et changer les choses, alors que vous pouvez réparer ou tout au moins changer la plupart des choses dans votre vie, mais celle là vous attrape et vous assomme et vous laisse là gisant à terre sans aucune réponse. Ca parle de cela et du fait que je ne pourrais jamais accepter cela, je ne pourrais jamais accepter le manque de réponses, je ne pourrais jamais vraiment et absolumment accepter d’avoir à dire au revoir.
(Goodbye Acoustique)

Transcription et traduction: GaëlleF

Le 11/05/2006 à 00:04 par GaëlleF

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