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Marie Claire (Août 2000)

(transcription à venir)





Traduction

Introduction :
Sister act […]

Nous avons probablement les trois sœurs les plus célèbres du monde sur notre couverture ce mois-ci, l’équipe de Marie Claire, sur le lieu de prise de vue dans la campagne à l’extérieur de Dublin, a été stupéfaite de constater qu’elles s’entendaient extrêmement bien entre elles. Elles savaient instinctivement ce qui irait aux autres, remettaient une mèche de cheveux en place ou ajustaient une bretelle comme si elles regardaient dans un miroir. Elles firent preuve également d’un sens de l’humour vif et montrèrent à notre photographe Wayne Maser à qui il avait affaire. Il demanda à Caroline de se pencher en arrière et de ‘se comporter comme si elle désirait avoir un petit ami.’ ‘J’ai déjà un petit ami, merci beaucoup,’ répondit-elle avec un délicieux accent irlandais, ‘et n’allez pas me dites pas le contraire.’ […]

**

Une affaire de famille

Ils sont peut-être le groupe le plus séduisant de la pop, mais les Corrs sont plus que seulement de beaux minois. Ils jouent de leurs instruments depuis aussi longtemps qu’ils s’en souviennent et ont la musique dans le sens. Kate Thornton est allée en Californie pour rencontrer le groupe, sur le tournage de la vidéo de leur dernier single, Breathless. Photographies de Wayne Maser.

A trois heures et à 300 km de Los Angeles, au beau milieu du désert de Mojave, se trouve la ville de Trona, décrite de manière éloquente par un de ses habitants comme ‘l’aisselle de la Californie’, et encore c’était plutôt gentil. Située au dessous de la Vallée de la Mort (Death Valley) dans un paysage aride et orange brûlé, Trona est plus connu par les Américains dans le site utilisé par la Navy pour lâcher et tester des bombes, ce qui peut expliquer l’odeur chimique qui flotte dans l’air. L’un dans l’autre, c’est l’endroit où l’on s’attend le moins à voir les Corrs. Mais ces deux derniers jours, Trona a été leur base puisqu’ils tournent la vidéo pour Breathless, le premier single tiré de leur album prochainement commercialisé, In Blue. Nous sommes maintenant Jeudi matin, le second jour de tournage et la chaleur est déjà étouffante. La température grimpe à plus de 30°C et il n’y a pas un souffle dans l’air. Le groupe se trouve devant les caméras depuis 5 heures du matin à l’aéroport de Trona, (un terme que j’utilise avec un sens large car il ne possède ni piste, ni terminal) et les trois vieux hangars en aluminium sont les seuls abris à l’ombre. Mais à midi, quand le soleil tape fort dessus, ils ne seront que des refuges de fortune.

Ce n’est pas une surprise si vers le coucher du soleil, Andrea Corr et sa grande sœur de 30 ans, Sharon, ont dû faire un tour à l’hôpital local pour se faire soigner pour épuisement dû à la chaleur et déshydratation. La situation contraste légèrement avec la séance de photos pour la couverture de Marie Claire et les autres photos figurant dans la présente édition, qui se déroula dans des conditions bien plus fraîches près d’un lac dans une propriété au sud de Dublin.
Mais actuellement, il est encore tôt, le soleil n’a pas encore commencé à les faire suffoquer et les Corrs sont de bonne humeur. C’est leur premier voyage officiel à l’étranger depuis presque un an, après avoir passé toute une année à écrire et enregistrer à Dublin. C’était le 26ème anniversaire d’Andrea la veille, mais elle n’a pas encore eu l’occasion de fêter le passage d’une nouvelle année. ‘J’ai cramé, pas trinqué !’ plaisante-t-elle tout en finissant une énième bouteille d’eau sous l’ombre protectrice d’une ombrelle. ‘Dommage que vous n’étiez pas là hier’, me dit-ell. ‘Nous nous sommes bien marrés. Il y avait 30 Hells’ Angels sur la plateau et beaucoup de figurants. Nous avons bien rigolé avec eux. Ils s’étaient déments, mais tellement gentils.’

Tandis que le reste de l’équipe, au nombre de 40 techniciens au bas mot, vaquait à leurs occupations, indifférent aux auréoles qui maculent leur t-shirt, ni Andrea, ni ses sœurs ni Jim ne semblent transpirer. Pour être en harmonie avec le climat, les filles sont habillées de dos nus ajustés et de jeans hyper moulants, qui soulignent leur petit gabarit, et leur maquillage est aussi décontracté que leur tenue.
Tout en filmant leurs prises individuelles sous un avion en acier Douglas DC3 Dakota de la seconde guerre mondiale, ils discutent joyeusement avec les membres de l’équipe et sourient poliment même si prudemment aux habitant locaux qui se sont aventurés sur le tournage pour voir de quoi il en retournait.
‘Ils sont comme les Beatles ?’ demande une femme qui est bizarrement vêtue d’une blouse de maternité mais n’est pas enceinte, de collants brillants, des socquettes et une paire de tennis qui fut dernièrement vue aux pieds de la Reine Mère.
‘Oh oui, répondis-je. Ils sont exactement comme les Beatles, sauf que trois d’entre eux sont des femmes et ils viennent d’Irlande.’
‘D’accord. C’est près de l’Irlande ça ?’

La personne en charge des opérations est le réalisation de clip Nigel Dick, qui est plus connu pour avoir créé la vidéo de Britney Spears, Baby One More Time. Il a auparavant travaillé avec les Corrs sur What Can I Do ? et Only When I Sleep, et avoue avec un faible pour ce groupe.
‘Souvent quand vous travaillez avec un groupe, vous avez des caractères bien définis – le héros, celui avec un sens pratique, la prima donna, et celui qui n’a aucune idée de ce qu’il fait là,’ explique Nigel. ‘Mais avec les Corrs, la dynamique est très différente – il n’y a pas de politique, pas d’exigence pour plus de gros plan. Ma tâche la plus difficile est de les aider à surmonter leur timidité pour obtenir des attitudes de rock stars et les rendre encore plus regardable. Les filles sont très belles et très sexy, mais elles n’en ont aucune idée. Par conséquence, elles se sentent parfois très gênées devant la caméra.’

Henry, leur manager de tournée, est loin de démentir les observations de Nigel. Cet homme de Glasgow qui a beaucoup voyagé, a travaillé avec Iggy Pop, Marianne Faithful et David Bowie, mais il insiste sur le fait que les Corrs sont les plus gentils du lot. ‘J’ai travaillé avec beaucoup de gens gentils, mais ceux là sont particulièrement gentils,’ dit-il. ‘Il n’y a pas de divas dans le groupe, pas de minauderies.’
Quand je communique ces commentaires à Caroline, 27 ans, la plus extravertie de la famille, elle ne semble pas savoir si elle doit en rire ou en pleurer. Et elle a l’air horrifié quand je suggère sur un ton faussement sérieux qu’ils vont bientôt remporter des prix pour récompenser leur affabilité. ‘Ca serait le pire des prix qui soient. On devrait alors commencer à prendre de la drogue et devenir vraiment subversifs si ça arrivait.’

Il est étonnant de savoir que les Corrs travaillent ensemble depuis maintenant dix ans, après avoir formé le groupe afin d’attirer l’attention du réalisateur Alan Parker aux auditions libres organisées à Dublin pour le film The Commitments. Enfants, ils ont été élevés par Jean et Gerry Corr dans un foyer musical à Dundalk, une petite ville dans le sud de l’Irlande. Durant les week-ends, le couple quittait leur métier quotidien pour se produire dans les pubs locaux et les bars avec leur groupe, jouant un répertoire composé des succès des Eagles, des Carpenters et d’Abba.
Pour préparer leur spectacle du weekend, la famille s’installait devant Top of the Pops tous les jeudis, pour que Jean puisse écrire les paroles des derniers tubes pendant que Gerry les travaillait sur son orgue. Depuis aussi longtemps qu’ils s’en souviennent, les enfants accompagnaient leurs parents et très vite, attrapèrent le virus de la musique eux aussi. Sharon apprit à jouer du violon à l’âge de six ans avec un prêtre local. Et quand Jim, qui a maintenant 35 ans, commença à jouer du piano, il était si jeune qu’il pouvait à peine atteindre les touches. A l’âge de 15 ans, Jim jouait déjà dans le groupe de ses parents. Il continua la musique comme un métier et travailla en tant que musicien de studio quand il quitta l’école.

C’était l’idée de Jim de former les Corrs pour l’audition, alors que Caroline et Andrea étaient encore à l’école. Ca a porté ces fruits. Jim, Caroline et Sharon ont obtenu de petits rôles dans le film et Andrea obtint celui de la sœur ‘emmerdeuse’ de Jimmy Rabbitte, rôle qui lui permettra d’être plus tard engagée de nouveau par Parker, cette fois-ci face à Madonne dans Evita, pour jouer la maîtresse de Juan Peron.
Plus important encore, l’audition attira l’attention du responsable musical du film, John Hughes, un ancien chanteur et compositeur, qui ne perdit pas une minute pour leur proposer de les manager – ce qui le surprit lui-même. ‘Jusqu’à ce que je vois les Corrs, je n’avais jamais eu l’envie de m’occuper un autre groupe,’ dit John, un charmant Irlandais dans la cinquantaine, aux yeux bleus pétillants. ‘J’ai tout de suite vu ce qu’ils possédaient, mais il n’y avait pas beaucoup de preneurs à cette époque, parce que leur son n’était pas à la mode. Ils ne faisaient pas de la dance, ils n’étaient pas grunge et c’était risqué de les signer. Je pouvais comprendre la perplexité des gens des maisons de disques (A&R men) quand je leur présentais trois filles et un garçon jouant du violon et de la tin whistle. Alors nous avons dû traverser ces difficultés et se présenter à chaque porte pour vendre notre produit.’

Après avoir été rejeté par toutes les grandes maisons de disques d’Irlande et d’Angleterre, John parvint à faire signer les Corrs dans un petit label américain, et leurs deux premiers albums Forgiven Not Forgotten et Talk on Corners devinrent d’énormes hits dans le monde entier, la Grande-Bretagne se ralliant assez tard dans leur brillant parcours. Trois ans plus tard, ils peuvent se targuer d’avoir vendu 14 million d’albums dans le monde, d’avoir obtenu un Brit Award pour Meilleur Groupe International et pour être devenus les plus gros vendeurs d’albums au Royaume-Uni en 1998.

‘On se sent bien avec la sortie de ce nouvel album parce qu’on a déjà posé les fondations auparavant,’ affirme Sharon, aux traits les plus distinctifs et la plus élégante des trois sœurs, qui partage son temps entre Dublin et Belfast où demeure son petit ami Gavin. ‘Ce n’est pas comme si nous étions complètement inconnus et, croyez-moi, nous avons travaillé dur pour arriver où nous en sommes maintenant. Je peux vous dire honnêtement que nous avons mérité notre position. Nous avons dû faire des choses vraiment dégradantes dans le passé. Je pense que la pire d’entre elles a été de jouer sous une pluie battante dans le jardin de quelqu’un qui nous avait gagnés à la radio. Vous imaginez ?’
Durant les cinq dernières années, les Corrs ont fait des concerts et fait connaître leurs disques tout autour du monde, suivant un emploi du temps à faire pleurer Tony Blair. Alors il n’est pas étonnant qu’ils sautent sur l’occasion d’enregistrer le successeur de Talk On Corners à Dublin pendant un an.

‘Après avoir vécu une vie très intense, voyageant d’un endroit à l’autre pendant quatre ans, nous avions besoin de passer du temps à la maison, mais ça nous a fait drôle au début,’ dit Jim avec la décontraction qui le caractérise. ‘J’ai fait un peu le fou au début et j’ai beaucoup fait la fête entre Dublin et Dundalk. Puis je me suis calmé et j’ai juste profité de pouvoir faire à nouveau des choses normales, comme regarder la télévision, aménager ma maison et acheter des meubles.’
Néanmoins, Andrea trouva la transition un peu plus difficile. Etant la plus jeune de la famille, elle venait juste de quitter le foyer familial pour s’installer dans une ‘petite mais jolie’ maison du dix-huitième siècle à Dublin, et découvrit rapidement qu’elle n’était pas prête à prendre son indépendance.
‘D’avoir tout à coup une maison à soi a été très étrange et après avoir vécu si longtemps dans des hôtels, ça m’a fait bizarre que personne ne vienne pour nettoyer le matin. Je me levais et je ne trouvais pas de petit déjeuner sur un plateau, et quand je rentrais du studio, mes serviettes de toilette étaient toujours sur le sol,’ dit-elle pince-sans-rire, avec un sourire emprunt d’ironie. ‘Je dois dire que la maison était en bien meilleur état quand j’y ai emménagé qu’à présent. Bien qu’elle soit agréable à la lumière des bougies, il y a une raison pour cela – chaque fois qu’une ampoule meurt je ne la remplace pas parce que je ne sais pas comment faire. Maintenant je suis plutôt habituée à vivre ainsi.’

Il y a quelque chose d’ironique dans le fait que 1999 fut la première fois depuis des années que les Corrs se trouvèrent dans la position de passer de longs moments avec leurs parents, qu’ils appellent toujours ‘maman’ et ‘papa’, et qui, selon les quatre membres, leur ont toujours accordé leur soutien. La mort de leur mère en novembre dernier a ainsi dû être d’autant plus dévastatrice. Jean Corr mourut après souffert de problèmes respiratoires en attendant une greffe de poumon à l’hôpital de Newcastle et, comme on peut l’imaginer, sa mort eut un profond impact sur ses enfants.
Les pousser à parler de leurs sentiments sur ce sujet privé et douloureux serait aussi insensible que l’ont été les paparazzis qui se rendirent à l’enterrement de Jean pour couvrir l’événement, bien qu’Andrea reconnaisse les effets que cette perte a eu sur eux.
‘Nous sommes tellement liés maintenant, c’en est presque ridicule,’ dit Andrea. ‘Je suis toujours inquiète à la façon dont je dis les choses et comment elles seront écrites ensuite. Je ne veux pas que l’on ait l’air d’être une gentillette petite famille, parce que nous ne sommes pas gentillets. Mais nous sommes très forts, probablement à cause de ce qu’il s’est passé, avec la mort, vous savez,’ ajoute-t-elle, quasiment en chuchotant. ‘Je suppose que, en conséquence, je ne prête pas autant attention aux choses comme avant. Plus que jamais, je veux vivre pour le moment précis, parce qu’il y a de la beauté dans chaque jour, et un grand potentiel, et même la tristesse peut recéler de la beauté. C’est idéaliste, mais je le pense vraiment. Je veux profiter de chaque sensation et de chaque moment. J’ai conscience que je dois avoir l’air d’une folle, mais c’est ce que je ressens. Ce sont encore des années d’amusements et d’opportunités que nous vivons. Est-ce que je suis heureuse ? Oui globalement. Je suis désolée mais je suis vraiment nulle pendant les interviews en ce moment.’

En tant que parolière principale du groupe, Andrea parle comme une poétesse. Comme ses sœurs, elle possède un teint de porcelaine sans défaut, et une physionomie pour laquelle la plupart des mannequins qui font la couverture des magazines seraient prêtes à tout donner. Et comme ses frère et sœurs, tout en elle est à l’opposé de ce que l’on pourrait imaginer. En contradiction totale avec les moues boudeuses et pensives qui transparaissent sur les couvertures d’albums, les Corrs partagent le même sens de l’humour acerbe et sont extrêmement volubiles, ce qui vous met à l’aise à leur contact.
‘Nous surprenons sûrement les gens quand nous les rencontrons. Je ne pense pas qu’ils savent vraiment à quoi s’attendre parce que nous ne nous mettons pas en avant,’ dit Caroline. En tant que batteuse, elle se sent le plus à l’aise quand elle est cachée derrière sa batterie. Elle est très fière du fait que les Corrs ont réussi à conserver leur vie privée ainsi. Vous ne le savez sûrement pas, mais Andrea est célibataire, Jim a récemment débuté une nouvelle relation amoureuse, et depuis trois ans, Caroline sort avec un homme qu’elle nommera seulement Frank, alors que Sharon est avec Gavin depuis cinq ans.
‘Je pense que c’est un réel exploit qu’ils n’aient jamais été photographiés avec nous,’ dit Caroline, qui vit avec Frank à Dublin. ‘Vous pouvez attirer ce genre d’attention sur vous, mais si vous ne le souhaitez pas, vous pouvez rester loin de tout cela. Il y a des gens très célèbres qui vivent une vie des plus calmes et normales, tout simplement parce qu’ils l’ont choisi. Faire les gros titres n’a jamais été notre truc, mais ce n’est pas comme si nous cachions nos petits amis. Nous sortons quand même ensemble et nous nous amusons,’ ajoute Sharon. ‘L’année dernière, nous sommes allés boire un verre au Clarence Hotel à Dublin après une remise de prix de mode et Bono était derrière le bar avec Ronnie Wood et ils ont commencé à servir des verres. Alors mon petit ami est allé au bar pour commander des bières, puis il est revenu à la table et il a presque tourné de l’œil parce que Ronnie Wood lui a servi une pinte.’

Mais même si le groupe est d’accord sur leur attitude face à la célébrité et la presse, ils ne sont pas aussi unis à propos de leur nouvelle situation financière, Sharon et Andrea se montrant les plus extravagantes de la famille. ‘C’est une bonne chose que j’ai de l’argent maintenant, parce que j’ai toujours mené le train de vie de quelqu’un d’aisé,’ dit Andrea en riant, qui considère le shopping comme un hobby. ‘Je suis terrible. Je n’ai jamais été très forte pour vivre selon mes moyens. Quand nous étions vraiment fauchés, je revenais sans cesse à la maison avec des vêtements et je prétendais les avoir achetés en solde. Je suis contente que mon salaire soit enfin en adéquation avec mes dépenses.’
‘Mais aucun d’entre nous n’est assez stupide pour acheter aller s’acheter des Ferraris assorties, pour la simple raison que nous en avons les moyens,’ affirme Caroline, qui partage une approche plus économe avec Jim. ‘Je n’ai toujours pas laissé l’argent me monter à la tête, je n’irai toujours pas faire les magasins et dépenser 1000£ pour un sac à main.’
‘Oh, je ne sais pas’, interrompt Sharon. ‘Je pourrais dépenser une certaine somme pour un sac à main, vraiment. Peut être pas 1000£ tout de même. Pour moi, c’est juste bon de savoir que si je veux acheter un meuble très onéreux, je peux me le permettre, mais je sais aussi que j’ai de la chance que je n’ai plus à m’inquiéter pour l’argent, à part si un désastre nous tombe dessus.’
Jim, néanmoins, y a déjà pensé sérieusement. Il se méfie de sa fortune et des effets qu’elle pourrait avoir sur lui et ses sœurs. ‘Je ne me sens pas riche, et j’aime ça,’ dit-il. ‘Avoir de l’argent vous libère certainement des difficultés que l’on rencontre quand on en est dépourvu. Pour moi, je pense qu’il est préférable de rationner ses plaisirs, parce que la sensation de nouveauté s’estompe extrêmement vite. Mais je ne veux pas dire que je me fiche d’avoir de l’argent, car c’est une chose agréable.’

Pendant les deux années qui suivent, les Corrs vont voyager à travers le monde pour se produire en concert et promouvoir In Blue, parce qu’ils vont s’efforcer de renouveler le succès de leurs précédents albums. Après la tournée, ils gardent leurs options ouvertes, parce qu’il est inévitable qu’ils veulent fonder leur propre famille. ‘C’est quelque chose que je souhaite absolument,’ affirme Sharon, alors que Caroline et Jim acquiescent en commun accord. ‘Nous nous demandons souvent comment cela va être quand l’un de nous aura un enfant et pour moi, les enfants sont la chose la plus important. La musique devra prendre la seconde place si je deviens mère, parce que je n’emmènerai jamais mon enfant sur la route. C’est pour ça que nous espérons que cet album sera un gros succès, pour que la pression soit moins forte sur le fait d’avoir des enfants et de faire une pause.’
‘Mais ça ne veut pas dire que ce sera la fin du groupe’, ajoute Caroline. ‘Nous allons devoir organiser les choses différemment et arrêter de faire des tournées de déments. De nombreuses femmes travaillent et ont des enfants, et nous sommes bien plus chanceuses que la plupart.’ Avec leur succès, leur talent et leur physique, sans oublier leur attitude, il est difficile de ne pas être d’accord.

Traduction et scans: GaëlleF

Le 28/02/2006 à 23:35 par GaëlleF

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