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Interview Backstage Pass (10 juillet 2004)

  This article is also available in English




Ils sont l’une des familles les plus connues au monde, ils savent jouer de la musique, chanter, écrire des chansons à succès et ça aide probablement qu’ils ressemblent à cela.

Nous nous sommes récemment envolés pour le « Gai Paris » munis d’un pass exclusif pour aller en coulisses et rencontrer les Corrs dans la préparation de leur tournée européenne qui affiche bientôt complet.

Nous apprenons pourquoi le groupe a attendu 4 ans avant de sortir leur 4ème album « Borrowed Heaven ».
Sharon: Avant la pause, nous n’étions plus capables d’apprécier vraiment à quel point nous étions chanceux.

Et comment ces frère et sœurs survivent en passant autant de temps ensemble.
Andrea: Un jour de Noël, nous avons tous explosé, nous nous disputions, et je me rappelle de ma mère debout se disant : « qu’est ce qui s’est passé ici ? »

Jim parle un peu trop honnêtement sur le fait d’avoir affaire à autant de « nanas » pendant une tournée.
Jim: Si vous avez déjà entendu parler de la notion de synchronisation et ce qui peut arriver simultanément, cette fois là, j’aurais pu m’enfuir à des kilomètres.
Sharon: Oh stop!

Et Sharon nous dit comment les gens riches et célèbres donnent des rendez-vous.
Sharon: En clair, nous devons attraper le gars et lui dire “ok, sortons ensemble!”
Interviewer: C’est comme ça que vous avez eu votre mari alors?
Sharon: Oui, je l’ai attrapé !

Le groupe nous dit aussi comment ils ont surmonté la perte imprévisible de leur mère.
Interviewer: Est-ce que cette épreuve vous a rapprochés en quelque sorte?
Caroline: Oui, certainement, parce que vous comprenez réellement combien la vie est fragile, et combien elle peut être courte pour les gens.

Voici donc votre pass pour entrer en coulisses dans l’intimité des Corrs dans la ville de la Romance.


Interviewer: Mon Dieu ! ça a été toute une aventure, n’est ce pas ?
Caroline: Quand nous nous remémorons le tout début quand nous avons été en Australie pour la 1ère fois, quand l’album de l’époque marchait vraiment vraiment bien, nous étions à la télé, c’était un peu étrange pour nous car c’était le tout début de notre carrière.
Sharon: C’était choquant, je me rappelle nous étions dans un funiculaire qui montait à travers la forêt tropicale ou je ne sais quoi, vous savez quand le funiculaire s’arrête il y avait des gens qui regardaient et disaient « ce sont les Corrs ».

The Corrs ont sorti leur 1er album classé No1 “Forgiven not forgotten” en 1996, il s’est vendu à 6 millions d’exemplaires dans le monde et à plus d’un million en Australie uniquement.

Interviewer: Avant d’être un groupe, d’avoir autant de succès, comment pensiez-vous que ça allait être ? d’être ce groupe célèbre dans le monde entier, et est-ce différent de ce que vous pensiez?
Caroline: Heureusement, vous savez quand vous êtes jeune, que vous allez faire partie d’un groupe, vous êtes un peu naïf, parce que vous n’avez aucune idée de ce que c’est de signer chez une maison de disques, et ce qui se passe alors. Vous pensez « oh je vais aller faire cela, je vais jouer de la musique » bien sûr c’est que vous faites, mais il y a une bien plus grande implication que seulement jouer des concerts, vous vous embarquez dans une frénésie promotionnelle qui s’enclenche dès que vous êtes signé.
Nous n’avions aucune idée de ce qu’était de faire de la promotion, absolument aucune idée sur ce qui se passe, il y a eu une période où nous avons fait 5 continents en 3 semaines.
Jim: Il y avait des emplois du temps fous, nous faisions de la promotion dont nous ne tiriez qu’un infime bénéfice, vous savez comment c’est, tout le monde doit le faire quand vous démarrez.
Interviewer: Comme les magazines de travaux manuels…
Jim: exactement, « Crochet Hebdo ».
Interviewer: Est-ce qu’on doit faire du tissage sur cet album? [rires]

Interviewer: Est ce que vous vouliez être célèbres, étiez-vous tous aussi ambitieux les uns que les autres? Nous voulons dominer le monde, nous voulons que tout le monde sache qui nous sommes.
Andrea: Pas célèbres, non, nous voulions que notre musique soit diffusée, vous savez, la célébrité n’était pas du tout ce que nous recherchions, en fait c’est la seule chose qui est difficile, bien sûr ça a de bons côtés aussi , vous rentrez dans les restaurants quand vous le voulez, il y a aussi bien d’autres bonnes choses mais la célébrité… n’est pas ce que les gens pensent, vous voyez ce que je veux dire, vous êtes très conscient de l’image que vous projetez, mais ça ne vous fait sûrement pas sentir magnifique et beau, vous avez l’impression de vivre constamment dans un bocal à poissons.

A la sortie des 2ème et 3ème albums, les ventes totales d’albums dépassèrent les 30 millions. Avec le succès mondial, les Corrs découvrirent vivre comme dans un bocal a un prix, spécialement quand vous êtes célibataire.

Andrea: Je pense beaucoup de paroles que j’ai écrites par le passé, je ne fréquentais personne et cela pendant des années, et cela durait et quand vous vous réveillez, vous ne vous sentez pas normale surtout que la presse en rajoutait: « Andrea » vous voyez « pourquoi je ne peux pas trouver un homme… » ou quelque chose du genre à la une.
Interviewer: Ca ne peut pas être bon pour votre moral, n’est-ce pas?
Andrea: quand vous vous mettez avec quelqu’un ou même quand vous avez un rendez vous ou juste quand vous essayez de connaître quelqu’un, alors ils écrivent dans les journaux quelque chose comme « croisons les doigts » les amis disent « il pourrait y avoir mariage » alors vous vous séparez presque de la personne avant même de sortir avec.

Interviewer: Etes-vous une personne qui a facilement le coup de foudre?
Andrea: je pense que j’ai une imagination fertile alors les choses peuvent, comme par le passé quand j’étais plus jeune, devenir plus importantes qu’elles ne le sont, je peux me dire « Oooh » vous savez, probablement très romantique, dans ce sens. Je suppose que je recherche la même chose que tout le monde.

Interviewer: pourtant les gens pensent que si vous êtes célèbre, belle, que vous avez beaucoup d’argent et que vous faites partie d’un groupe, cela n’arrive pas.
Caroline: Plus pour les gars, je pense réellement que les gars dans des groupes passent du bon temps parce qu’ils sont plus libres.
Interviewer: Pourquoi ça?
Caroline: Je pense que quand vous êtes dans ce genre de business, vous êtes en quelque sorte catapultées dans quelque chose dont les hommes pensent “oh ça c’est intouchable”
Sharon: Alors ils sont juste terrifiés de venir vers vous, alors vous ne pouvez jamais vraiment les rencontrer, vous savez, c’est cela.

Interviewer: Et ce qui se passe, je suppose, c’est que vous avez tendance à passer plus de temps avec les personnes qui sont dans la même position que vous.
Andrea: Vous allez souvent où vous vous sentez à l’aise, comme après un concert, vous n’avez pas envie d’être… vous avez envie d’arrêter le divertissement, vous voyez ce que je veux dire. Vous voulez être avec des personnes qui ne demanderont pas ça de vous, et être uniquement avec les gens qui sont dans le même état d’esprit que vous, ce qui veut dire avec le groupe.
Caroline: C’est vrai !

Sharon: J’ai lu plusieurs femmes, qui ont du succès ou sont célèbres, dire la même chose comme Gwyneth Platrow ou peu importe qui : « En clair, nous devons attraper le gars et lui dire “ok, sortons ensemble!”» autrement ils ne vont jamais les approcher.
Interviewer: C’est comme ça que vous avez eu votre mari alors?
Sharon: oui je l’ai attrapé.
Interviewer: Ceci est une leçon pour toutes les femmes.

[à suivre] Jim: Les filles savent qu’elles ne vont jamais rivaliser avec moi. (Sharon: nous ne rivalisons jamais avec Jim) jamais rivaliser avec moi sur le physique [rires]

The Corrs ont grandi sur la côte est de l’Irlande, ils ont appris à chanter et à jouer des instruments de musique depuis leur plus jeune âge, à l’époque Andrea la benjamine avait 15 ans, et Jim l’aîné avait 25 ans, ils jouaient des concerts partout à Dublin, et d’où vient tout ce talent musical ? c’était dans les gênes bien sûr.

Andrea: notre mère était chanteuse et notre père jouait du clavier. Ils avaient ce groupe ensemble, je suppose que d’une certaine manière, nous avons pris la suite de leur rêve, je veux dire, c’est très différent de ce qu’ils faisaient mais ils avaient une famille qui s’agrandissait, donc bien sûr ils n’ont pas pu conduire leur rêve plus loin.

Interviewer: Ma famille ne passe pas 4 jours à Noël sans un certain degré d’hystérie générale.
Andrea: Je pense que nous avons appris au fil des ans, je veux dire nous nous sommes assez disputés surtout au début pendant les 1ères années. Nous étions rentrés d’une tournée, nous étions loin de la maison depuis des mois et des mois et c’était la période de Noël, c’était même le jour de Noël et nous voilà, vous savez, maman et papa ne nous avaient pas vus depuis un moment, ils étaient impatients de nous voir et d’entendre les nouvelles, mais nous étions revenus crevés… Un jour de Noël, nous avons tous explosé, nous nous disputions, et je me rappelle de ma mère debout disant : « qu’est-ce qui s’est passé ici ? qu’est-ce qui leur est arrivé ? »

Interviewer: Car vous avez tous ces vieux reproches et ces histoires sur chacun depuis l’enfance, vous savez, alors si vous êtes dans le studio d’enregistrement, et c’était exactement pareil quand tu avais 7 ans, et tu as dit ça …
Caroline: C’est vrai, absolument vrai, et ceci arriverait dans n’importe quelle famille qui essaierait de travailler ensemble.

Interviewer: Qui est le plus émotif ?
Caroline: Nous avons tous nos moments.
Andrea: Il y a 3 filles et un garçon dans ce groupe.

Jim: Si vous avez déjà entendu parler de la notion de synchronisation et ce qui peut arriver simultanément, cette fois là, j’aurais pu m’enfuir à des kilomètres.
Sharon: Oh stop!
Interviewer: Car c’est une chose étonnante, j’allais poser la question mais j’ai pensé que ce ne serait pas poli, mais je suis contente..
Sharon: Il n’a pas raison par la même occasion.
Jim: C’est totalement vrai.
Sharon: Tu écoutais des conversations que tu n’aurais pas dû écouter
Jim: Spectateurs, lisez entre les lignes !
Sharon: Ce n’est pas juste.

Interviewer: Car même parmi des sœurs, est-ce que vous n’êtes pas naturellement rivales? ou vous étiez, et maintenant vous ne l’êtes plus ?
Sharon: Oh, je pense que c’est très sain, la compétition entre nous, bien sûr, mais pas dans un sens négatif, je veux dire que nous sommes tous très ambitieux pour ne pas rivaliser, ce ne serait pas naturel, si vous êtes ambitieux vous êtes compétitifs, c’est cela, les 2 vont ensemble je pense.
Jim: Mais pas en termes d’apparences physiques, les filles savent qu’elles ne vont jamais rivaliser avec moi. (Sharon: nous ne rivalisons jamais avec Jim) jamais rivaliser avec moi sur le physique [rires]
Sharon: vous et tout le monde savez comment sont les familles, vous n’êtes pas les mêmes, vous n’avez pas les même opinions, et vous vous disputez comme chiens et chats, c’est ça les familles, vous savez, ce n’est pas du tout différent par ici mais nous travaillons ensemble donc nous devions changer ça.

Le single des Corrs “Angel” était un hommage du groupe à leur mère qu’ils ont perdu de manière imprévisible à la fin des années 90.

Interviewer: Est-ce que cette épreuve vous a rapprochés en quelque sorte?
Caroline: Oui, certainement, parce que vous comprenez réellement combien la vie est fragile, et combien elle peut être courte pour les gens, certaines choses ne sont pas aussi importantes que l’on croit, beaucoup de choses que l’on fait dans sa vie n’est pas aussi important que l’on croit.
Interviewer: Ca vous a pris sûrement beaucoup de temps à réaliser?
Caroline: C’est dommage, mais c’est la vie, on ne peut comprendre et compatir réellement qu’à partir du moment où l’on en fasse l’expérience par soi même, alors ça arrive à tout le monde.

Interviewer: Pensez-vous que ça ouvre des espaces créatifs quand on a fait l’expérience d’une perte, une des plus grandes pertes, que l’on puisse imaginer. Est ce que ça ouvre d’autres parties créatives en vous?
Andrea: Oui, je pense que ça rend plus brut, j’écris les choses exactement comme je les ressens, et évidemment vous savez, cela à un effet profond sur nous tous.

La vie continue de croître et de changer pour The Corrs, spécialement maintenant que Caroline a apporté sa contribution au patrimoine héréditaire.

Interviewer: Comment est-ce d’avoir un bébé dans la famille maintenant ?
Caroline: c’est super, c’était un tel changement, quelques fois je me dis : “wow, j’ai eu un bébé?” “est que c’est vraiment arrivé?”
Interviewer: qui es-tu? D’où viens-tu?
Caroline: exactement, c’était très étrange, car c’est arrivé entre deux albums et c’était la bonne période parce que nous n’étions pas sur la route à ce moment là, alors ça a bien fonctionné.
Interviewer: est ce que c’était un bon dormeur?
Caroline: Non, non non non.. pas pendant longtemps, mais je pense qu’on s’y attend et on fait avec.
Interviewer: vous n’êtes pas passé par ce stade de se demander “oh mon dieu, est ce que j’ai ruiné ma vie” durant les 3 premiers mois ou quelque chose du genre?
Caroline: C’était sans aucun doute un choc aussi bien pour moi que pour mon mari mais je pense que c’est un choc pour tout le monde. Comme n’importe quel parent dirait, ça change votre vie pour toujours, mais pour le meilleur.
Interviewer: Et comment c’est d’être une tante?
Andrea: quand je le regarde pleurer, quand je vois ses larmes sortir, et faire “pfft” comme ça, comme les larmes dans les dessins animés.
Caroline: il ne pleure pas tout le temps quand même.
Andrea: Non, seulement quand elle le bat. [rires]

[à suivre] Interviewer: Long night est une bien triste chanson.
Sharon: oui, j’ai écrit ça …. Je suis mariée.


Interviewer: Est ce que vous prenez toujours autant de plaisir qu’avant? Je veux dire est ce que vous pensez au prochain album et celui d’après …?
Sharon: Non en fait je pense qu’on profite plus du moment présent, je pense que… vous savez quand vous êtes plus jeune, je pense que vous êtes plus nerveux et beaucoup moins sûrs de ce que vous faites et vous vous inquiétez constamment pour l’avenir, maintenant que nous avons eu un certain succès nous sommes en fait en train d’apprendre à vraiment apprécier ce que nous avons.

Après une pause qui a duré 4 ans, The Corrs ont sorti leur 4ème album studio “Borrowed heaven” au début de l’année 2004, il s’est tout de suite classé dans le top10 des charts australiens.

Interviewer: Vous aviez dit que…vous avez été plus honnêtes pour les paroles de cet album que pour les précédents.
Andrea: Je pense que nous avons toujours été honnêtes, je pense que ça a été probablement plus courageux, je veux dire… je pense qu’écrire des chansons est quelque chose de très vulnérable, c’est comme d’écrire son journal intime, vous voyez ce que je veux dire, et de ne pas seulement le montrer à sa famille mais à tout le monde et je pense que plus le temps passe et plus vous grandissez, plus vous réalisez que vous ne créez aucun nouveau péché ou aucun nouveau sentiment, et je suppose que vous devenez plus courageux pour écrire exactement comment vous ressentez les choses et pour ne pas prêter attention au fait que tout le monde le sache et voit que vous n’êtes pas fait d’acier.

Interviewer: Long night est une bien triste chanson.
Sharon: oui, j’ai écrit ça …. Je suis mariée.
Interviewer: Est ce que votre mari vous a dit, chérie qu’est ce qui te rend triste?
Sharon: Je parlais en quelque sorte du passé.
Interviewer: Vraiment? D’accord.
Sharon: oui, et aussi je pensais à comment je me sentirais si quelque chose arrivait à ce que j’ai maintenant.

Pendant une carrière de 10 ans, The Corrs ont vendu des millions d’albums, ont joué pour des audiences de près de 50 mille, et se sont fait des amis dans les hautes sphères.
L’un des fans les plus dévoués du groupe est Nelson Mandela, il les a invités récemment pour rejoindre Annie Lennox, Bono and Queen pour jouer durant le concert 46664 en Afrique du Sud pour la recherche contre le Sida.


Interviewer: Comment ça s’est passé ?
Caroline: C’était magnifique. Nous savions vraiment que ce show était comme une perte d’égo. C’était fantastique. Je ne dis pas ça dans un sens négatif mais il y a certains shows que nous faisons où les gens en coulisses et tout le monde est là pour se montrer vous savez. Celui ci était un réel show musical, les gens faisaient quelque chose pour la recherche contre le sida.

Interviewer: Vous sentez vous toujours comme ci vous ne faisiez pas partie de ce que vous êtes?
Andrea: Plus maintenant, je veux dire que c’était le cas pendant longtemps quand vous aviez l’impression que votre album est un jouet dans les bacs alors que ceux des autres sont réels, c’était comme ça pour les deux premiers albums.
Interviewer: Mais vous avez dépassé ça maintenant?
Andrea: maintenant, oui nous nous sentons plus…
Interviewer: quand Bono a commencé à vous appeler pour dire que vous êtes celle qui chantera cette chanson, aviez vous pensé que c’est probablement légitime?
Andrea: oui, même si je pense que ça prend du temps autant de voir la réalité en quelqu’un d’autre que de la voir en soi-même.

Quand Bono de U2 a co-écrit la chanson “time enough for tears” pour les besoins du film nominé aux Oscars In America, il n’a eu qu’une seule personne à l’esprit pour la chanter.

[à suivre] Interviewer: Est-ce qu’il y a une pression? Est ce que vous gardez toujours cela à l’esprit ?
Sharon: Bien sûr, ce serait mentir que de nier qu’il n’y a pas de pression sur votre apparence qu’il n’y a pas de pression quand vous sortez de montrer que vous avez fait plus qu’un effort.


Interviewer: Quand vous regardez vos 4 albums, est-il possible de capturer ce qu’ils sont dans une phrase ? ou ce qu’ils ont capturé de votre vie à ce moment là ?
Sharon: D’une certaine manière, c’est possible, je veux dire ils sont comme grandir. Le 1er album c’est l’enfance, le second c’est la puberté, le 3ème c’est juste après la puberté la fin de la puberté mais pas encore très sûr, et puis ce dernier parait peut-être plus mature.

Interviewer: Alors c’est difficile pour une femme d’être dans ce business?
Caroline: Dans un certain sens, beaucoup de portes se sont ouvertes pour les artistes féminines, et je pense que c’est magnifique, mais je pense… Plus vous vieillissez plus vous avez d’autres pressions, vous savez, peut être des enfants, vous voulez des enfants, et vous voulez une famille, quand les hommes peuvent être en tournée indéfiniment, vous savez, comme les Rolling stones, et encore avoir une compagne ou une femme à la maison pour s’occuper de la vie domestique alors que les femmes, je pense, elles aspirent toujours à avoir les deux: la vie familiale et la carrière, et c’est très difficile d’avoir les 2 spécialement dans cette industrie.

Interviewer: C’est plus difficile pour les femmes car de toutes façons, on se focalise surtout sur leur physique. Toujours, n’est ce pas ? Avez vous toujours été capables d’accepter votre apparence chacune d’entre vous ? Car nous sommes en pleine période de chirurgie plastique et de collagène. Quel est votre avis sur la question ?
Sharon: Bien sûr, ce serait mentir que de nier qu’il n’y a pas de pression sur votre apparence qu’il n’y a pas de pression quand vous sortez de montrer que vous avez fait plus qu’un effort.
Vous savez, c’est un peu une pression, mais je pense que nous sommes plutôt équilibrées à ce propos et je veux dire, vous savez, en ce qui concerne la chirurgie plastique et tout ça je n’aimerais pas sentir que j’en ai besoin mais je ne condamnerais sûrement pas quelqu’un d’autre qui y aurait recours. Il ne faut pas que cela devienne une obsession, vous voyez ce que je veux dire, ce n’est pas vraiment ce qui est important.
Interviewer: Vous voyez probablement cela devenir important autour de vous quand même ?
Sharon: Ce que je vois de dérangeant ce sont les… vous savez les femmes enceintes qui viennent d’avoir leur bébé et un mois après elles redeviennent maigres comme des clous et je pense que c’est totalement contre-nature, et je pense qu’il y a une très mauvaise image du corps véhiculée au public, vous savez les femmes dans le monde entier, je suppose que si vous avez des entraîneurs particuliers et tout ça vous pouvez monter sur le tapis de course et faire cela, mais est-ce que c’est sain? Vous savez directement après la grossesse de revenir comme vous étiez avant?

Interviewer: Est-ce qu’il y a quelque chose que vous voudriez dans votre vie que vous n’avez pas déjà ?
Sharon: oui, je veux dire dans l’avenir j’aimerais des enfants, je dirait que je voudrais des enfants. Vous savez il n’y a pas que la musique qui compte, mais la seule chose qui nous pousse à continuer c’est que ça vous rend vraiment dépendant. Vous devenez vraiment dépendant à ce style de vie, et quand vous réduisez la cadence et que vous vous arrêtez, vous vous dites « Ok, où est ce que je vais après ? » et vous réalisez que vous n’allez nulle part et c’est la réalité… la poussée d’adrénaline nous manque, elle nous manque réellement

Interviewer: Quand vous pensez à l’Australie, qu’est-ce qui vous vient à l’esprit?
Andrea: Je pense au fun (à la joie de vivre), aux couleurs vibrantes, aux gens qui profitent pleinement de la vie et du moment, aux bières, barbecues…
Caroline: bières
Andrea: bières, barbecues, plages, fesses !

Interviewer: Parmi vos chansons, quelle est celle que vous préférez? Et pourquoi ?
Sharon: Il y a celle qui reste avec moi et qui ne m’a jamais quittée, je n’ai jamais commencé à la haïr et ça c’est vraiment une bonne chanson. Car si vous ne pouvez pas détester une chanson même si vous la jouer depuis 15 ans ça veut dire que c’est très bien alors, runaway, je pense.




Un grand merci à Gaelle pour son aide précieuse

Le 26/03/2005 à 19:11 par coralia

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